La revue de presse : Bardella, budget flamand, affaire Moinil… Aurait-on vraiment les élus qu’on mérite ?


"Le niveau de nos hommes et femmes politiques est-il en train de baisser ?"
Entre les révélations au Soir du procureur du Roi Julien Moinil et le cafouillage qui règne en Flandre autour de l’adoption du budget, la question posée par La Libre pèse lourd : devons nous rougir du niveau de nos politiciens ?
Le quotidien établit la liste : méconnaissance des dossiers, manque de recul, récupération, intox. Les observations sont là qui donnent ce sentiment d’une piètre qualité du niveau politique. Article à lire pour s’en convaincre, une fois de plus, si le niveau baisse, on n’en a pas moins les élus qu’on mérite, ou au minimum, ceux que l’on s’est choisis.
Bardella et l’antisémitisme : coup de tonnerre dans un ciel dédiabolisé

Mediapart révèle des propos antisémites de Jordan Bardella. (Le Monde.) L’intéressé dément un "faux grossier" et une "barbouzerie".
Attention, titre Libération, "Bardella et l’antisémitisme, ce n’est pas un détail".
"La tentation de se réjouir est grande. Les révélations de Mediapart […] sont de nature à faire dérailler le train de cette extrême droite. Elles viennent percuter de plein fouet la fable de la dédiabolisation que le parti impose depuis quelques années. […] Elles interviennent alors que Marine Le Pen rêvait de surfer sur le succès de sa formation aux sénatoriales. Et patatras".
Pour autant, Libération refuse de se réjouir.
Avoir eu raison. Avoir rappelé que le parti ne faisait pas partie de l’arc républicain. Avoir enquêté pour dénoncer que ce parti reste antisémite et continue de prôner la préférence nationale. Rien de cela ne suffit.

Le Figaro ne traite pas l’information en première page et choisit plutôt en titre d’évoquer "la stratégie de LFI pour instrumentaliser le mouvement lycéen". Au sujet des révélations d’antisémitisme, tout au plus, le quotidien conclut-il : "Il reste entre les seules mains de l’opinion publique de décider si elle estime que ces propos, s’ils étaient avérés, méritent prescription au titre de leur ancienneté".
Comme si, entre autres stratégies juridiques, l’opinion publique pouvait absoudre l’homme politique de ses déclarations antisémites.

L’antisémitisme mérite une vigilance particulière et permanente. Et d’où qu’il provienne d’ailleurs, observe La Libre qui cible RN et LFI (la France Insoumise).
Voilà d’ailleurs qui a de quoi faire frémir, lit-on, lorsque l’on songe à un possible second tour de la présidentielle entre les présidents de ces deux formations.
Sans doute, est-ce là aussi l’un des enseignements de cette affaire. Les vieux démons ne meurent jamais, conclut La Libre en édito.
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