CNN TürkAdana'da 12 yaşındaki çocuk tabancayla yaralandıThe Jerusalem PostUS to mediate trilateral talks with Ukraine, Russia in Abu Dhabi next week, US envoy saysPunchLeprosy mission partners Britain on tree plantingInquirerOIL PRICE WATCH as of Nov. 3, 2026한겨레하남 ‘K-스타월드’ 민간 공모 취소…“백지화 아닌 공공택지사업과 연계”ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFVarietyNeve Campbell Confirms Return for ‘Scream 8’매일경제롯데오토케어, 2년간 부당 보험사고 245건 적발…29억2000만원 회수Globo EsporteGoiás x CRB - Campeonato Brasileiro Série B 2026 - Ao vivo - globoesporte.comInfobaeLa UIF pidió la elevación a juicio del ex espía Raúl Martins lavado de dinero de la prostituciónThe Sydney Morning HeraldAlan Jones trial live updates: SMH journalist Kate McClymont asked about Herald articles in former 2GB broadcaster’s alleged indecent assault, sexual touching trialLa NaciónÉric Sadin: “Si existe, Dios debería castigarnos haciendo desaparecer los smartphones por 24 horas”
The Daily Newsstand · Free, Always
Tuesday, November 3, 2026

France: une pétition qui réclame la suppression de CNews récolte plus de 600 000 signatures

Translate

Une pétition sur le site de l'Assemblée nationale pour « supprimer CNews de l'audiovisuel français » a dépassé lundi 2 novembre les 600 000 signatures, ouvrant la voie à un possible débat dans l'hémicycle sur la chaîne de la galaxie Bolloré, accusée de favoriser l'extrême droite.

Publié le :

3 min Temps de lecture

La pétition égrène les griefs : des Français noirs comparés à des singes à l'antenne, du révisionnisme historique, des propos inexacts sur l'avortement ou le climat, 27 rappels à l'ordre depuis 2019, 630 000 euros d'amendes, sans que cela ne change rien à la ligne éditoriale de CNews.

Son propriétaire, le milliardaire Vincent Bolloré, « paye volontiers » pour « déverser son poison », dénonce la pétition qui réclame le retrait de sa fréquence. Ce pouvoir, seule l'Arcom, le détient. 

Saisi par Reporter sans frontières (RSF) en juin dernier, le régulateur de l'audiovisuel français – après 168 heures de visionnage – a mis en demeure CNews pour un « déséquilibre manifeste et durable » du pluralisme, notamment sur « la menace que représenteraient l'immigration et l'islam pour la société française ». Un avertissement contesté par la chaîne devant le Conseil d'État.

À lire aussiAttentat de Trappes: «Il y a une banalisation de la parole raciste et antisémite dans l'espace politique et médiatique»

CNews accusée d'alimenter un climat raciste en France

La mise en demeure est en tout cas la condition préalable à des sanctions plus lourdes qui peuvent aller jusqu'au retrait de l'autorisation d'émettre. Mais rien ne se décidera à l'Assemblée, où la gauche accuse CNews d'alimenter un climat raciste qui favoriserait les passages à l'acte, tel que l'attentat de Trappes il y a 10 jours qui a fait un mort et plusieurs blessés, visés parce que Noirs ou musulmans. Selon des proches du tireur, il était un sympathisant de l'extrême droite et regardait intensément les chaînes d'informations, dont CNews.

Le gendarme de l'audiovisuel peut être saisi sur des séquences, des propos précis, pas sur « l'effet supposé » de la télé sur l'opinion publique. Si CNews se voyait retirer son autorisation d'émettre sur la TNT à cause de ses contenus, ce serait une première en France.

À lire aussiFrance: une semaine après l'attentat, la gauche dénonce à Trappes le RN, le racisme et l'islamophobie

« Il est essentiel d'ouvrir ce débat sur CNews »

Mais un débat sera-t-il pour autant organisé à l'Assemblée nationale comme le permet le règlement ? La question sera abordée ce mardi en début d'après-midi par la commission des affaires culturelles. « Il est essentiel d'ouvrir ce débat sur CNews », estime une élue écologiste pour qui la liberté d’expression « ne doit pas permettre de raconter n’importe quoi ».

Une députée PS voit quant à elle là une démarche potentiellement contreproductive pour la gauche. « Le RN va prendre la posture des défenseurs de la liberté », dit-elle, préférant que l’Arcom aligne davantage les amendes contre la chaîne d'info en continu.

« A priori, pas défavorable de parler information et vitalité démocratique », commente une élue du camp présidentiel. « Nous n'avons pas de sujet plus urgent ? », ironise de son côté un député du Rassemblement national. 

À lire aussiRacisme: «La question de la fermeture de CNews doit être posée», selon Ian Brossat (PCF)

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.