« Des gros engins » : des drones non autorisés ont survolé des bases militaires françaises

Entre le 9 et le 13 octobre 2026, plusieurs bases militaires dans le Var ont été survolées de nuit par des drontes non autorisés. Une information confirmée par la préfecture maritime de Méditerranée : une enquête judiciaire a été ouverte sous l’autorité du parquet de Toulon.
C’est le retour d’une peur en France : celle de drones militaires de puissances étrangères qui survolent des sites sensibles. Que ce soit pour du renseignement ou simplement pour faire peur, ces événements inquiètent toujours les autorités. Cette fois-ci, ce sont plusieurs survols sur des bases militaires du Var qui ont été repérés.
« Des gros engins » au-dessus de plusieurs bases militaires dans le Var
C’est ICI Provence qui a révélé que l’exercice militaire Typhon a été perturbé « par des survols non autorisés » au-dessus du site de la Direction Générale de l’Armement à Toulon, le 54e régiment d’artillerie à Hyères ou encore la base navale de Toulon. Les faits ce sont produits entre le 9 et le 13 octobre derniers.
La préfecture maritime de Toulon en est sûre : ces drones qui ont survolés tous ces sites sont sans lien avec cet exercice Typhon, qui prévoyait des manœuvres aériennes pour protéger tous ces sites en cas d’intrusion. Elle précise qu’aucune infrastructure sensible n’a été menacée. Tous les survols se sont déroulés dans la zone LF-P62 Toulon, une zone aérienne où les activités aériennes sont totalement interdites (sauf les opérations militaires et les urgences de sécurité civile).
Pour le moment, on ignore combien de drones sont entrés et quels sont leurs modèles. Mais une source a déclaré à ICI Provence qu’« Ils étaient en tout cas plusieurs à chaque fois, et des gros engins ». Une enquête judiciaire a été ouverte sous l’autorité du parquet de Toulon, l’affaire étant très inquiétante pour les autorités. D’autant plus que les systèmes de brouillage électromagnétique de l’armée n’ont, semble-t-il, pas fonctionnés.
La peur de drones étrangers plane (ou plutôt vole) au-dessus des sites militaires
En quelques années, la France a déjà connu des survols d’engins volants au-dessus de sites sensibles, notamment des bases militaires. En septembre 2025, des drones non identifiés avaient survolé un camp militaire à Mourmelon-le-Grand dans la Marne. Rebelote fin novembre 2025, avec des drones qui ont survolé un site associé au renseignement militaire à Creil dans l’Oise. Les drones avaient été visés et poursuivis par un hélicoptère antidrone, sans succès. Enfin, en décembre dernier sur l’Île Longue dans le Finistère, cinq drones avaient été détectés au-dessus d’une base de sous-marins nucléaires. Depuis, la loi française permet les armées de neutraliser ce type de drone espion.
Même chose dans le reste de l’Union européenne, avec un événement tout récent au Danemark fin septembre. Des drones avaient été observés près de plusieurs installations militaires : Copenhague avait même interdit temporairement les vols de drones civils avant un sommet européen. Pour le moment, les enquêtes françaises et européennes n’ont pas permis d’identifier, du moins publiquement, les auteurs des survols de sites militaires. Aucune attribution à un pays n’a été faite par les autorités, y compris envers la Russie, souvent accusée. Seule exception : l’attaque au drone à l’aéroport de Leipzig début août a été attribuée par l’Allemagne à la Russie.
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