PunchCITAD seeks Bauchi, Kano support for women, girls digital literacyESPN DeportesEN VIVO: Braves saluda a Aaron Nola con jonrón de tres carreras de Michael HarrisCNN TürkABD, Suriye'yi savunma ticareti kısıtlamaları listesinden çıkardıThe Jerusalem PostReshet Gimel co-founder, Kol Yisrael veteran Gilad Ben-Shach passes away at 85ESPNFollow live: Michael Harris II opens scoring with three-run HR for Braves in decisive Game 3한겨레홍준표 “박정희 동상, 나 닮았다 비아냥거리더니…”ColliderAndrew Garfield’s 65% Rotten Tomatoes Audience Score Epic Officially Hits StreamingUOLCorpo de Lito Sousa será velado nesta sexta em cerimônia aberta ao públicoSCMP ChinaOnline claims revive mercury mystery around tomb of first Chinese emperorCBC NewsThe National | Carney fast-tracks West Coast pipelineCumhuriyetSiyaset ve Ezop’un dili 1
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 2, 2026

Paul St-Pierre Plamondon : opération majorité

Translate

« Un vrai quatre ans franc. » C’est ce qu’a demandé Paul St-Pierre Plamondon à ses militants réunis dans un restaurant de Drummondville, jeudi matin. Plus direct qu’il ne l’a été jusqu’ici dans la campagne, le chef du Parti québécois (PQ) ne cache pas qu’il fait désormais campagne pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale.

À ses partisans, il a présenté jeudi deux hypothèses.

Soit on est minoritaire et on a une survie moyenne de 12-18 mois, avec la plupart de nos engagements qu'on n'est pas capable de mettre en œuvre parce qu'on n'a pas la permission de nos adversaires, ou on a un vrai quatre ans franc, où on agit en gouvernement solide, à la défense des intérêts du Québec, a-t-il lancé.

En point de presse plus tard dans la matinée, M. St-Pierre Plamondon a fait un plaidoyer à l’endroit des Québécois qui pourraient être tentés de lui offrir leur appui, mais qui ne sont pas chauds à l’idée d’un référendum sur la souveraineté du Québec.

Non, l'élection ne porte pas uniquement sur cette question-là, a-t-il lancé, en réponse à Christine Fréchette de la Coalition avenir Québec (CAQ) et à Charles Milliard du Parti libéral du Québec (PLQ), qui ne manquent pas une occasion de ramener la question référendaire sur le tapis.

Le chef du PQ rencontre des électeurs dans un restaurant de Drummondville.

Le chef du PQ rencontre des électeurs dans un restaurant de Drummondville.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Desrosiers

[Cette élection] porte sur un gouvernement dont le bilan est très lourd et sur la volonté de changement. Et donc, qui peut remplacer la CAQ avec compétence et sérieux, et amener des résultats à court terme, vu le nombre de tuyaux qui coulent dans la tuyauterie de l'État québécois, affirme le leader péquiste.

En après-midi, le chef du PQ a même lancé officiellement ce qu’il a baptisé l’opération indécis. Il a demandé à chaque membre du Parti québécois de convaincre au moins un électeur indécis de voter pour sa formation politique.

On aimerait ça avoir notre chance de montrer ce qu'on est capable de faire, montrer ce qu'on a dans le ventre dans le cadre d'un vrai mandat de quatre ans.

Le chef péquiste admet vouloir éviter un mandat minoritaire. C'est comme faire face à l'hiver, puis tu as le choix entre avoir des pneus d'été ou des pneus d'hiver. Je prendrais des pneus d'hiver.

Il faut sauver le ministre Boissonneault?

Après Drummondville, la caravane péquiste a mis le cap sur Plessisville, dans la circonscription d’Arthabaska-L’Érable.

Ce n’est pas un hasard, a lancé le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime. Je pense que le Parti québécois sent la soupe chaude, a-t-il lancé en point de presse à Québec.

C'est la seule circonscription où ils ont un député où ils se sentent obligés d'aller en fin de parcours. Posez-vous la question : pourquoi? D'après moi, ce n'est pas parce que c'est la CAQ et Québec solidaire qui les menacent dans Arthabaska.

Éric Duhaime sourit, assis dans un sofa à bord de son autobus de campagne, un gobelet de café à la main.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, assis à bord de son autobus de campagne à Victoriaville, après une conférence de presse.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Arthabaska-L’Érable a en effet été remportée en 2025 par Alex Boissonneault du Parti québécois, lors d’une élection partielle. Il affrontait alors Éric Duhaime lui-même, qui tentait de faire son entrée à l’Assemblée nationale.

Un an plus tard, la course s’annonce beaucoup plus serrée, du moins à en croire les sondages. Un fait que Paul St-Pierre Plamondon n’a pas nié jeudi.

Le Parti québécois ne peut rien prendre pour acquis dans cette élection, a-t-il dit. [Cette élection] va être serrée. Il y a des luttes serrées dans toutes les régions du Québec, parfois avec trois partis. Ça va être serré jusqu’à la fin.

Est-il inquiet pour son candidat? Faut-il, pour reprendre le titre d'un film célèbre de Steven Spielberg, sauver le soldat Boissonneault?

Point de presse du parti québécois

Paul St-Pierre Plamondon en compagnie de son candidat Alex Boissonneault (à droite).

Photo : Radio-Canada / Dany Pilote

C'est bien plus qu'un soldat, c'est un général, a répondu M. St-Pierre Plamondon. Ça me fait plaisir d'être là en soutien à une personne dont j'ai besoin au conseil des ministres.

Le chef du PQ a ainsi promis, par la bande, une place à la table des décisions à son candidat dans Arthabaska-L’Érable. Paul St-Pierre Plamondon s’était abstenu jusqu’ici de télégraphier l’éventuelle composition de son conseil des ministres.

Mon attachement envers Alex Boissonneault, autant sur le plan de qui il est comme personne qu'en termes d'impact qu'il a eu sur notre organisation, est limpide ce matin, a-t-il ajouté.

Une majorité péquiste serait « une catastrophe », dit Fréchette

En appelant les Québécois à offrir un gouvernement stable du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon montre qu'il ne comprend pas l'économie, juge la cheffe de la CAQ Christine Fréchette.

Il ne comprend pas que les impacts économiques vont être colossaux en cas de victoire du parti séparatiste, a dit la cheffe caquiste en mêlée de presse cet après-midi.

Elle a évoqué, entre autres, des investissements qui devaient être faits au Québec qui ne se feront pas dès le lendemain d'une élection d'un gouvernement du PQ, à cause de l'incertitude entourant la tenue prochaine d'un référendum.

caqfrechette005

La cheffe de la CAQ, Christine Fréchette

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mme Fréchette a également évoqué des dizaines de milliards de dollars en investissements du fédéral, notamment en matière de défense et d'armement, qui pourraient se faire ailleurs qu'au Québec.

Des investissements, en défense, au Québec, alors qu'ils veulent se séparer et devenir indépendants?, s'est demandé à voix haute Christine Fréchette. Ça va être un questionnement.

Une majorité péquiste serait encore plus risquée, a estimé Mme Fréchette. S'ils ont un gouvernement majoritaire, si c'est ce que les Québécois décident, ils auront tous les outils pour mettre de l'avant leur projet de référendum, dont les trois quarts des Québécois ne veulent pas, a-t-elle lancé.

Ils n'auront même pas besoin d'avoir l'appui d'autres formations politiques pour nous engager dans cette démarche-là, qui est particulièrement risquée, surtout qu'on est au cœur d'une guerre tarifaire.

Est-elle en train de donner raison à Paul St-Pierre Plamondon, qui l'accuse de mener une campagne de peur en brandissant des épouvantails?

Ce ne sont pas des épouvantails. La guerre tarifaire, je ne l'invente pas. Ce n'est pas nous qui l'avons demandée, c'est [Donald] Trump qui nous l'impose, a rétorqué Mme Fréchette.

Une femme parle dans un micro.

La présidente sortante du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, lors d'une mêlée de presse à Montréal.

Photo : Radio-Canada / DANY PILOTE

En point de presse avec sa cheffe, la présidente sortante du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a fait un rapprochement entre le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon et le président américain Donald Trump.

Quand on ne dit pas comme lui, c'est des fake news, a-t-elle lancé, en référence aux commentaires du chef péquiste qui blâmait récemment la désinformation entourant sa campagne. On commence à voir la vraie nature de PSPP.

Quand ça ne fait pas son affaire, il nous répond que ce n'est pas la bonne interprétation, qu'il faut penser plus loin [...]. On se prépare à entendre ça pendant deux ans, dix-huit mois, ça n'a pas de sens, a-t-elle déclaré.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.