ESPNFollow live: Seahawks look to bounce back, visit BroncosCNN TürkTBMM'de Kızılay teklifinde 3 madde kabul edildiESPN DeportesLiga MX: Horarios y cómo ver la Jornada 12 del Apertura 2026The Jerusalem PostThree children, one adult killed in shooting at school in Oregon, US media reportsPunchReport finds $209bn funding gap for African businessesInquirer3 weather systems affect PH on Friday, says Pagasa한겨레‘가장 가까운 친척’ 유인원 46마리, 오늘도 국내 동물원 철창 속에UOLLula anuncia PEC para zerar tarifa de ônibus aos fins de semanaZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioThe Hollywood ReporterBen Affleck Warns ‘Digger’ Box Office Bomb Will Lead to “A Bunch of Sh***y Homogenized Movies”Het Laatste NieuwsDe Wever vindt dat Europa aan financiële noden van Oekraïne moet voldoen (maar niet met de bevroren Russische tegoeden bij Euroclear)The Sydney Morning HeraldKelly Clarkson thinks she’s Pretty Woman. Then she throws a wally over a $22k mechanical bird
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 16, 2026

Nouvelles violences entre policiers et manifestants en Albanie

Translate

De violents affrontements ont opposé manifestants et policiers pour la troisième journée consécutive, jeudi, à Tirana et dans plusieurs autres villes de l'Albanie, le premier ministre Edi Rama condamnant un « chaos » provoqué par l'opposition, selon lui.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les manifestants qui défilaient sur de grands axes autour de la capitale albanaise, jeudi matin, tandis que les protestations s'étendaient à d'autres villes.

Les affrontements ont duré de longues heures dans plusieurs quartiers de la ville, les manifestants prenant de nouveau pour cible bâtiments gouvernementaux, banques et certains commerces, a constaté l'AFP.

Ils jetaient des pierres, barraient les routes et mettaient le feu aux poubelles. Les rues sont restées enveloppées de fumée et de gaz lacrymogène jusque dans la soirée, jonchées de débris et de tessons de verre provenant de vitrines saccagées.

1:55

En province, des violences ont été signalées notamment à Shkodër, où des manifestants ont cassé les fenêtres de l'hôtel de ville et lancé des pierres sur les sièges du parti au pouvoir, ont rapporté les médias locaux.

Des images des médias ont montré également des manifestants affrontant la police dans des villes côtières du sud, avec des informations faisant état d'étudiants de Korce brisant les vitres de leur école et bloquant des rues.

Des milliers de manifestants réclament la démission du premier ministre, Edi Rama, et davantage de soutien pour les étudiants du pays, dénonçant de mauvaises conditions dans les universités et des droits de scolarité élevés.

Albanie meilleure

Nous voulons une Albanie meilleure, où le système de santé assure les soins de base que chaque citoyen mérite, où l'éducation offre des conditions décentes et des chances égales, et où les étudiants peuvent se permettre d'étudier et de vivre sans être submergés par la hausse du coût de la vie, a déclaré à l'AFP Teftalia Papa, étudiante en journalisme.

Mardi et mercredi, de violents affrontements ont eu lieu à Tirana pendant plusieurs heures entre la police et les manifestants, lorsque ces derniers ont forcé l'entrée de plusieurs bâtiments officiels et en ont incendié au moins un.

Des feux d’artifice explosent près d’un canon à eau de la police alors que des manifestants affrontent les forces antiémeutes.

Des manifestants affrontent les forces antiémeutes pour la troisième journée consécutive lors d’une manifestation antigouvernementale pour dénoncer les conditions dans les universités et réclamer la démission du premier ministre albanais.

Photo : Getty Images / AFP / ARMEND NIMANI

Lorsque les manifestations ont repris jeudi matin, la police a repoussé les foules qui tentaient de s'approcher du ministère de l'Éducation, tandis que des manifestants lançaient des pierres sur les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon la police, 65 personnes ont été arrêtées pour attaques de policiers, d'institutions et de biens publics et privés, lors des protestations de mercredi.

Au total, selon le ministère de la Santé, 89 personnes, dont 61 policiers, ont reçu des soins médicaux dans deux hôpitaux de Tirana pendant les manifestations, mercredi.

En tout, 71 policiers ont été blessés lors des incidents, dont certains grièvement, a déclaré jeudi le chef de la police, Skender Hita, aux journalistes.

Il a exhorté les manifestants à prendre immédiatement leurs distances avec les individus masqués et violents, promettant que la police ne céderait pas.

Chaos et ruine

Le premier ministre devait rencontrer le groupe parlementaire de son parti jeudi matin, alors que des collectifs de manifestants diffusaient un ultimatum exigeant sa démission avant 13 h (heure locale).

Mais avant même l'expiration de ce délai, les manifestants avaient déjà commencé à se heurter à la police, érigeant des barricades de fortune et incendiant des poubelles.

Des milliers de manifestants dans la rue.

Les manifestants étaient nombreux à affronter les forces policières, jeudi.

Photo : Getty Images / AFP / ARMEND NIMANI

Edi Rama a publié une vidéo sur sa page Facebook le montrant en train de visiter les restes calcinés d'un bureau sur un campus de Tirana.

Aujourd'hui, ce sont les ruines laissées par des mains qui ne sont pas, et ne pourront jamais être, des mains d'étudiants, a affirmé le premier ministre, imputant la violence lors des manifestations à des responsables de l'opposition. Ce sont ses premiers commentaires publics depuis le début des manifestations.

Chacun est responsable devant la loi, et tous ceux qui ont contribué à ce chaos en paieront certainement le prix.

La délégation de l'Union européenne (UE) à Tirana a réitéré ses précédents appels à la désescalade, condamnant fermement l'escalade de la violence lors de la protestation et la destruction de biens publics et privés.

Nous appelons les manifestants à faire preuve de retenue et à s'abstenir de tout acte de violence. La violence n'a pas sa place dans les démocraties, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Mercredi, l'UE avait également demandé une enquête rapide sur les accusations de recours excessif à la force par la police.

Depuis plus de quatre mois, les manifestations antigouvernementales rassemblent régulièrement des milliers de personnes en Albanie.

Déclenchées par un projet d’hôtel de luxe lié à la fille de Donald Trump, Ivanka, et au gendre du président américain, Jared Kushner, elles sont devenues le symbole de la corruption présumée et des inégalités dans le pays.

À lire et à regarder :

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.