Le projet de mine de charbon Grassy Mountain renaît dans une version réduite
Cinq ans après le rejet, pour des raisons environnementales, d’un projet d’exploitation de charbon à Grassy Mountain, en Alberta, l’entreprise qui le porte prévoit de soumettre une proposition revue à la baisse d’ici la fin de l’année.
Northback Holdings Corporation, une société minière canadienne appartenant à la milliardaire australienne Gina Rinehart, prépare une demande pour une version réduite du projet controversé de mine de charbon, rejeté en 2021.
Le 25 août, le chef de la direction de Northback, Brad Johnston, a présenté au conseil municipal de Crowsnest Pass un rapport sur les retombées socio-économiques attendues du projet.
Dans son allocution devant les élus, M. Johnston a présenté un nouvel échéancier pour le projet révisé, avec le dépôt d’une nouvelle demande prévu d’ici la fin de l’année. Un porte-parole de Northback a confirmé ces intentions au Canada’s National Observer.
Le projet de mine de Grassy Mountain avait été rejeté en 2021, après qu’un examen fédéral eut conclu que les risques environnementaux du projet l’emportaient sur ses retombées économiques.
Un sondage mené à l’époque par le gouvernement de l’Alberta, au moment du rejet du projet, indiquait que plus de 85 % des Albertains interrogés avaient peu confiance dans la capacité du processus réglementaire à garantir une exploration et une exploitation du charbon sûres, efficaces et respectueuses de l’environnement. Or, plus de 70 % des électeurs ont pour le projet de la mine de Grassy Mountain lors d’un plébiscite tenu en 2024 dans la municipalité de Crowsnest Pass.
Pétition de 200 000 noms
Le chargement du charbon dans les trains aurait lieu à Crowsnest Pass, tandis que la mine elle-même serait située dans le district municipal voisin de Ranchland.
Plus tôt cette année, une pétition citoyenne menée par le musicien Corb Lund, qui réclamait l’interdiction des projets d’exploitation du charbon sur le versant est des montagnes Rocheuses, a recueilli plus de 200 000 signatures. Élections Alberta a toutefois déterminé qu’elle n’atteignait pas le seuil requis pour que la proposition soit soumise à un référendum. Invoquant des contraintes de temps, la première ministre Danielle Smith a déclaré que la question n’aurait de toute façon pas figuré sur les bulletins du référendum de cet automne, même si la pétition avait franchi le seuil requis.
En mai 2025, l’Alberta Energy Regulator, une agence de réglementation des ressources fossiles, a approuvé une nouvelle demande de Northback visant des forages exploratoires, première étape d’un projet de mine de charbon révisé.
Selon le rapport d’impact publié en juin, la nouvelle mouture du projet représente une réduction importante par rapport à celle proposée en 2021.
Le nouveau site minier s’étend sur 6900 acres, soit une réduction de plus de 50 % de l’empreinte de la mine par rapport au projet initial. La production devrait atteindre 2,5 millions de tonnes de charbon métallurgique par année, contre les 4,5 millions de tonnes prévues pour le projet rejeté.
La nouvelle installation prévoit de mettre en place dès le départ des mesures de gestion de l’eau, notamment un plan de traitement visant à réduire la concentration de sélénium. Le rejet de sélénium — un sous-produit minéral de l’exploitation du charbon qui peut être toxique en grande quantité — dans les bassins hydrographiques asséchés du sud de l’Alberta figurait parmi les principales préoccupations environnementales soulevées par le projet précédent.
L’Alberta devrait tirer 57 millions de dollars de recettes fiscales de la construction et environ 947 millions de dollars des activités d’exploitation de la mine sur sa durée de vie prévue de 26 ans. Les recettes fiscales totales pour les gouvernements provincial et fédéral sont estimées à 2,2 milliards de dollars.
Northback prévoit par ailleurs que l’exploitation de la mine créera plus de 680 emplois en Alberta et contribuera indirectement à la création de 669 emplois supplémentaires.
Une étude publiée en 2021 par la School of Public Policy de l’Université de Calgary concluait que les retombées économiques de l’exploitation du charbon étaient inférieures aux coûts environnementaux, aux pertes d’autres activités économiques et au risque que la province se retrouve à assumer les coûts de remise en état des sites miniers.
Cet article a été traduit par la rédaction du Devoir à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle, après avoir d’abord été publié en anglais dans le Canada’s National Observer.
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