Une enquête pour corruption secoue la SFPIM : plusieurs personnes privées de liberté


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Une enquête judiciaire est menée depuis le début de l’année 2026 autour de faits présumés de corruption publique au sein de la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPIM). Cette société publique, détenue par l’État belge, gère des participations et réalise des investissements dans des entreprises jugées stratégiques pour l’économie belge.
Le parquet de Bruxelles vient de communiquer de nouveaux éléments sur ce dossier, dont un premier volet sera soumis au tribunal correctionnel francophone de Bruxelles en novembre 2026.
L’information judiciaire a été confiée à la division économique et financière de la police judiciaire fédérale de Bruxelles. Depuis son ouverture, différents devoirs d’enquête ont été réalisés.
Des investigations bancaires et de nombreuses auditions
Les enquêteurs ont notamment mené des investigations bancaires et des visites domiciliaires. « De très nombreuses auditions » ont également été réalisées, précise le parquet.
Plusieurs personnes ont par ailleurs été privées de liberté dans le cadre de cette affaire. Le parquet ne donne pas davantage de précisions sur leur identité ou les circonstances de ces privations de liberté.
Un premier volet est désormais clôturé. Les faits concernés remontent aux années 2023 et 2024 et le parquet estime avoir mis au jour un mécanisme impliquant le président du conseil d’administration de SFPIM International et son conseiller.
Des versements à une ASBL au cœur du dossier
Selon le parquet, « un modus operandi aurait été établi » par les deux hommes. Ce mécanisme présumé aurait consisté à rémunérer de manière occulte, par l’intermédiaire de versements effectués à une ASBL, des prestations réalisées par le conseiller du président du conseil d’administration. Celles-ci portaient sur la préparation d’un dossier de demande de financement auprès de la SFPIM.
Ce premier volet doit désormais être examiné par la justice. Il sera introduit devant le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles en novembre 2026.
Les prévenus bénéficient de la présomption d’innocence. Il reviendra au tribunal de déterminer si les faits qui leur sont reprochés sont établis.
L’enquête est loin d’être terminée
L’arrivée de ce premier volet devant le tribunal ne signe pas la fin des investigations. D’autres volets portant sur des faits présumés de corruption au sein de la SFPIM restent actuellement à l’instruction.
Le parquet de Bruxelles assure que ces investigations se poursuivent « sans désemparer » et rappelle que la lutte contre la corruption publique constitue l’une de ses priorités.
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