Forum de planification du Cabinet | Carney « toujours prêt à conclure un accord équitable » avec les États-Unis

(Banff) Le premier ministre Mark Carney dit s’être entretenu « régulièrement » avec son homologue américain Donald Trump, dont aussi récemment que « ces derniers jours », et affirme que le Canada est « toujours prêt à conclure un accord équitable » avec les Américains.
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Une nouvelle annonce tarifaire de la Maison-Blanche, une vidéo produite par intelligence artificielle publiée par le président le montrant attaquer physiquement M. Carney et les insultes répétées de l’administration américaine contre le Canada ne semblent pas décourager le premier ministre canadien.
« Ce n’est pas une question d’émotions », a lâché M. Carney en point de presse à Calgary, quelques heures avant de prendre la route de Banff pour rencontrer son cabinet.
Je ne peux pas scruter l’âme des autres pour y voir leurs émotions. Il ne s’agit pas d’une question d’émotions. Il s’agit d’une question de souveraineté pour le Canada.
Ce dernier n’a pas voulu dire si son gouvernement entendait répliquer à la nouvelle salve tarifaire annoncée plus tôt cette semaine par le président américain, mais clairement, il ne jette pas l’éponge dans les négociations commerciales.
« Il y a des points à régler concernant l’état d’avancement des négociations commerciales. Nous avons clairement exposé la situation, et le Canada est toujours prêt à conclure un accord équitable », a dit M. Carney.
La semaine dernière, le premier ministre avait indiqué que le Canada retournerait à la table des négociations quand le gouvernement américain cesserait d’insulter son pays.
Depuis, le président a annoncé qu’une série de produits comme des matelas, de l’alcool, des bateaux à moteur, des voiturettes de golf, des fromages, des types de papier, des produits d’acier et d’aluminium, du cuir et des fourrures seront frappés par une surtaxe de 50 % à compter du 15 septembre.
Depuis, le gouvernement canadien marche sur des œufs et n’a pas donné d’indices sur ses prochaines actions.
Nous sommes convaincus qu’un accord mutuellement avantageux est possible pour le Canada et les États-Unis, et notre équipe, tout comme moi-même, sommes prêts.
La question américaine sera au cœur du forum de planification du cabinet, qui est en fait une retraite d’un peu plus de 24 heures dans les rocheuses pour faire le point sur la guerre commerciale, mais aussi pour planifier la rentrée parlementaire, faire le point sur la situation économique au pays, parler du référendum sur l’indépendance de l’Alberta et traiter des échanges commerciaux du pays.
Mais avant même d’avoir mis les pieds dans les rocheuses, le premier ministre ne semblait pas vouloir baisser les bras dans le dossier américain.
Il a réitéré que l’accord qu’Ottawa négociait avec Washington il y a quelques semaines « n’était pas assez fort, assez bon pour le Canada ».
PHOTO NICK IWANYSHYN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford
À ce sujet, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a déclaré jeudi que M. Carney avait bien fait de mettre fin aux négociations avec l’administration américaine et de répliquer « dollar pour dollar » aux récents droits de douane de Donald Trump.
« Lorsque j’ai entendu parler de cet accord, il s’agissait d’un accord absolument désastreux qui aurait anéanti notre économie de fond en comble, a-t-il dit dans un discours. C’était un accord qui aurait nui aux travailleurs canadiens, sapé la souveraineté du Canada et causé des dommages irréparables aux entreprises canadiennes. »
Dans les jours ayant suivi l’échec des négociations, Donald Trump avait affirmé qu’il avait l’intention d’imposer de nouveaux droits de douane de 50 % sur l’industrie canadienne de l’automobile, à compter du 1er janvier 2027. Lundi, il a menacé d’interdire la vente d’avions de Bombardier aux États-Unis, soulevant l’ire dans son pays, dont dans des états républicains.
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