The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, September 10, 2026

Insultes de l’administration Trump | Carney n’exigera « pas nécessairement » d’excuses à Trump

Translate

(Banff) Le premier ministre Mark Carney affirme que des excuses de l’administration Trump envers les Canadiens ne sont pas nécessaires pour que son gouvernement reprenne les négociations commerciales.

Publié à Mis à jour à

Des insultes à répétition contre le Canada, un premier ministre qui se fait traiter de « gouverneur » à outrance, les références au 51e état qui perdurent, des attaques économiques qui s’additionnent et une vidéo produite par intelligence artificielle publiée par le président le montrant attaquer physiquement M. Carney ne nécessitent pas d’excuses pour la reprise des négociations commerciales.

M. Carney disait la semaine dernière qu’il n’avait pas l’intention de retourner à la table tant et aussi longtemps que l’administration Trump insulterait le Canada. Questionné en point de presse à savoir s’il exigeait des excuses de la Maison-Blanche avant de reprendre ces négociations, M. Carney a hésité quelques secondes avant de répondre que « non, pas nécessairement », mais que « tout est possible ».

« C’est un peu de conseil pour les Américains, ce n’est pas une ligne rouge pour les Américains. C’est mieux de ne pas avoir des insultes, des mèmes et tout cela », a-t-il dit à son arrivée à Banff, où il rencontre les membres de son cabinet jeudi et vendredi.

Ce qui est nécessaire, c’est d’avoir des négociations face à face professionnelles avec le respect pour la souveraineté du Canada.

Mark Carney, premier ministre du Canada

Jeudi, M. Carney a dit s’être entretenu « régulièrement » avec son homologue américain Donald Trump sur les grands enjeux mondiaux, dont « ces derniers jours », et affirme que le Canada est toujours prêt à conclure un accord avec les Américains.

Ce dernier n’a pas dit si son gouvernement entendait répliquer à la nouvelle salve tarifaire annoncée plus tôt cette semaine par le président américain.

Une série de produits comme des matelas, de l’alcool, des bateaux à moteur, des voiturettes de golf, des fromages, des types de papier, des produits d’acier et d’aluminium, du cuir et des fourrures seront frappées par une surtaxe de 50 % à compter du 15 septembre, selon l’un des décrets signés mardi par Donald Trump.

Selon M. Carney, ces nouveaux droits de douane, bien que les conséquences seront « importantes pour quelques secteurs et quelques compagnies », constituent « un geste modeste ».

« Nous sommes en train d’étudier les nouvelles mesures des Américains. Il y a quelques mesures qui sont des échanges de produits : ils enlèvent des tarifs pour quelques produits et les remplacent avec d’autres », a-t-il dit.

La meilleure réponse, c’est notre plan A : c’est de bâtir ici et diversifier à l’échelle mondiale.

Mark Carney, premier ministre du Canada

M. Carney est arrivé à Banff, dans les rocheuses Albertaines, où la question américaine sera au cœur du forum de planification du cabinet, qui est en fait une retraite d’un peu plus de 24 heures pour les ministres fédéraux. Outre le dossier américain, l’économie, la question de l’indépendance de l’Alberta, les affaires étrangères et les échanges commerciaux du pays seront au cœur des conversations.

Mais avant même d’avoir mis les pieds dans les rocheuses, le premier ministre ne semblait pas vouloir jeter l’éponge dans le dossier américain et qu’une entente est toujours possible.

Or, il a réitéré que l’accord qu’Ottawa négociait avec Washington il y a quelques semaines « n’était pas assez fort, assez bon pour le Canada ».

PHOTO NICK IWANYSHYN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford

À ce sujet, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a déclaré jeudi que M. Carney avait bien fait de mettre fin aux négociations avec l’administration américaine et de répliquer « dollar pour dollar » aux récents droits de douane de Donald Trump.

« Lorsque j’ai entendu parler de cet accord, il s’agissait d’un accord absolument désastreux qui aurait anéanti notre économie de fond en comble, a-t-il dit dans un discours. C’était un accord qui aurait nui aux travailleurs canadiens, sapé la souveraineté du Canada et causé des dommages irréparables aux entreprises canadiennes. »

Dans les jours ayant suivi l’échec des négociations, Donald Trump avait affirmé qu’il avait l’intention d’imposer de nouveaux droits de douane de 50 % sur l’industrie canadienne de l’automobile, à compter du 1er janvier 2027. Lundi, il a menacé d’interdire la vente d’avions de Bombardier aux États-Unis, soulevant l’ire dans son pays, dont dans des états républicains.

View the original on La Presse

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.