Pétrole aux Etats-Unis et guerre au Moyen-Orient : le baril de Brent passe sous les 100 dollars après la victoire démocrate aux midterms

Donald Trump a tenté mardi de tempérer les spéculations sur une reprise des bombardements. "Il semble que nous obtenions tout ce que nous voulons", a-t-il déclaré au Financial Times, dans une allusion apparente aux discussions avec les Iraniens. Le président américain a par ailleurs reconnu auprès du Wall Street Journal (WSJ) que la situation en Iran, et plus précisément la hausse des prix du pétrole plutôt que la guerre elle-même, avait contribué aux mauvais résultats des républicains. Le vice-président américain JD Vance, possible prétendant à la Maison Blanche en 2028, a lui jugé mercredi que la "guerre était la raison" du passage du contrôle du Congrès dans le camp démocrate. Pour l’instant, "les deux parties restent loin d’un accord", et Donald Trump "pourrait aussi répondre par une escalade militaire supplémentaire", tempère Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Aux États-Unis, les réserves commerciales de pétrole brut ont de nouveau diminué la semaine dernière, de 900.000 barils, tandis que les stocks de diesel sont au plus bas depuis 2003, selon les données publiées mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Le prix du gaz européen a lui aussi nettement reculé ces derniers jours. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché, s’échangeait autour de 86 euros le mégawattheure, après avoir atteint 104,35 euros vendredi.
Outre les espoirs de détente au Moyen-Orient, le marché a été rassuré lundi par le gouvernement allemand, qui a assuré que l’approvisionnement du pays en gaz restait sécurisé pour l’hiver à venir, malgré des niveaux de stockage nettement inférieurs aux objectifs réglementaires.
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