Quoi voir sur vos écrans cette fin de semaine?
Peut-on rédiger une thèse sur le jeu si l’on ne sait pas soi-même jouer ? Cette question traverse la recherche de Lucie (Marie Eve Loyez), doctorante ayant beaucoup de mal à se mettre au travail. Un jour, tandis qu’elle s’aventure dans un boisé de l’est de Montréal, vraisemblablement pour y retrouver Igor — mystérieux sorcier qui lui offre parfois une sorte de potion magique l’aidant à dormir, à moins que tout cela ne soit qu’un rêve —, elle tombe plutôt sur Béatrice (Geneviève Ackerman), une charmante vagabonde, libre et dégourdie. Leur rencontre fortuite donne naissance à une amitié sincère.
«It Ends»: droit devant vers nulle part
James, Day, Fisher et Tyler, la toute jeune vingtaine, sont amis de longue date. On les rencontre alors qu’ils montent à bord de la Jeep de Tyler afin d’aller casser la croûte. Cette banale escapade nocturne ne tarde pas à se muer en une angoissante odyssée sur une route qui semble ne mener nulle part. Avec It Ends, Alexander Ullom propose un road-movie aux accents aussi insolites qu’existentialistes.
«Histoires parallèles»: une grande Huppert dans un petit Farhadi
Sylvie est écrivaine. Son inspiration lui vient surtout de ses voisins, chaque fenêtre ouvrant sur une possible trame narrative. En ce moment, elle écrit à propos d’une jeune femme qu’elle imagine prise dans un triangle amoureux mortel. Fait alors son entrée en scène Adam, un mystérieux jeune homme embauché pour assister Sylvie. Bientôt, le monde de la romancière oscille entre réalité fuyante et fiction envahissante.
«Onslaught»: une mère et des fusils
Dès l’ouverture du film Onslaught (Contre-attaque), soit un montage de différents conflits armés auxquels les États-Unis ont participé, avec un accent mis sur la Seconde Guerre mondiale, le réalisateur Adam Wingard affiche ses intentions. En effet, ledit collage se termine sur un fondu ayant pour effet de fusionner l’aigle impérial nazi et le pygargue à tête blanche américain. Et de fait, on rencontre peu après un des scientifiques du Troisième Reich recrutés par les États-Unis à la suite du conflit. Sans surprise, les supersoldats inventés par ce dernier ont tôt fait de s’échapper dans la nature. Or, ils trouveront sur leur route une ex-tireuse d’élite redoutable : Celeste.
«Le choix du pianiste»: un decrescendo lent et ennuyant
Paris, en 1946. Jadis un jeune prodige du piano, François n’est plus que l’ombre de lui-même. Dix ans plus tôt, alors que la France voit poindre le spectre nazi à l’horizon, François n’a, lui, d’yeux que pour sa professeure de piano, Rachel. Mais voici qu’en 1942, Rachel, qui est juive, est déportée en Allemagne. Dans l’espoir de sauver celle qu’il aime, François accepte de se produire à Berlin. Raconté en deux temps, Le choix du pianiste exhale une odeur de naphtaline.
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