Que contient l'accord sur le Groenland signé par les États-Unis et le Danemark ?

Ce texte de dix pages, signé devant les caméras à New York, doit rester en vigueur même en cas d'indépendance du territoire autonome danois.
Il permet:
- la construction de deux bases américaines dans le sud et l'est du Groenland, à Narsarsuaq et Mestersvig. L'article 4 du texte précise que les Etats-Unis peuvent également moderniser et élargir leurs activités dans leur seule base active, Pituffik, située dans le nord de l'île.
- d'interdire à tout acteur hors Union européenne et Otan d'exercer un contrôle dans des secteurs stratégiques. L'idée étant d'éviter à tout prix que la Chine ou la Russie ne gagnent progressivement en influence sur le territoire, notamment via des investissements.
- que l'accord reste en vigueur si le Groenland devient un jour indépendant du Danemark. Et stipule alors que l'île devra rester membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan).
Fin de crise ?
"Cet accord respecte bien sûr la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark, ainsi que le droit du Groenland à l'autodétermination", a souligné la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.
Sept mois ont passé depuis que le président des Etats-Unis a menacé, pour la troisième fois, de s'emparer par la force du Groenland, provoquant une crise majeure entre alliés occidentaux.
Médusés, les Européens ont soudain vu leur allié de toujours, sur qui ils comptent pour leur sécurité, commencer à les menacer.
Au plus fort de la crise, le président Trump a même évoqué la possibilité "d'utiliser la force" pour s'emparer du territoire de 57.000 habitants, semant l'inquiétude au sein de l'UE et de l'Otan.
Avec l'accord signé mardi, les Européens espèrent avoir mis fin, une fois pour toutes, à ces menaces.
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