Incendie dans les Hautes Fagnes : pourquoi ne voit-on pas de Canadair ?

C’est la question de fond. La Belgique doit-elle acheter des Canadair ou garantir contractuellement l’accès à ce type d’appareil ?
Nicolas Tuts n’écarte pas complètement cette réflexion. Il évoque notamment la possibilité d’"établir certains marchés de services", qui permettraient de disposer d’une capacité de ce type sans nécessairement acheter et maintenir une flotte nationale.
Mais il souligne immédiatement les coûts et l’importance de tels moyens. "Ce sont de très gros moyens". Pour lui, la question doit donc être mise en balance avec le niveau de risque en Belgique. Son analyse privilégie plutôt une coopération renforcée au niveau européen.
La Belgique peut notamment compter sur rescEU, la réserve européenne de capacités supplémentaires mobilisable lorsque les moyens nationaux ne suffisent pas.
Nicolas Tuts souligne également la proximité géographique de plusieurs capacités européennes, notamment aux Pays-Bas, en France et au Luxembourg. Pour lui, cette coopération est plus efficace pour un pays de la taille de la Belgique : "La Belgique est un petit pays, elle peut faire appel aux mécanismes européens".
Il ne ferme donc pas la porte à une réflexion sur des contrats de services ou d’autres solutions, mais considère qu’une meilleure collaboration avec le mécanisme européen peut être plus pertinente que la constitution d’une flotte belge permanente.
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