Washington menace de sanctions les entreprises travaillant avec les compagnies aériennes iraniennes

Alors qu’au début du mois de septembre, les États-Unis ont placé 27 compagnies aériennes iraniennes sur liste noire – les empêchant ainsi d’opérer à l’international –, de nouvelles sanctions américaines contre le secteur doivent entrer en vigueur ce mercredi 23 septembre. Le Trésor américain menace notamment de prendre des mesures contre toute structure qui continuerait à travailler avec elles.
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Ravitaillement en carburant, services d’atterrissage, assistance au sol ou vente de billets : à partir de ce mercredi 23 septembre, Washington entend accroître encore sa pression sur Téhéran en menaçant les entreprises qui continueraient à coopérer avec les compagnies iraniennes d’être exclues du système financier américain et des transactions en dollars.
Face à cette situation, les compagnies turques – dont Turkish Airlines – qui comptaient parmi les rares à poursuivre leurs activités en Iran ont annulé leurs vols à destination de la République islamique lundi 21 septembre. De son côté, la compagnie iranienne Mahan Air, qui maintient pour l’heure ses vols vers la Chine, a suspendu ses liaisons vers Istanbul, Ankara et Mascate. Partenaire de l’Iran, Pékin a dénoncé mardi 22 septembre des « sanctions unilatérales illégales » de la part des États-Unis.
Des conséquences économiques pour la population iranienne
Washington place ainsi les entreprises du monde entier face à un choix : continuer à travailler avec l’Iran, ou conserver leur accès au système financier américain.
Le Trésor américain accuse notamment Téhéran d’utiliser des vols commerciaux pour transporter de l’or et des armes pour le compte du corps des Gardiens de la révolution.
Plusieurs experts de l’économie iranienne s’inquiètent toutefois des conséquences que pourrait avoir la mise en place de ce blocus aérien pour la population, rappelant notamment que plus de 60 % des importations médicales de l’Iran arrivent par voie aérienne.
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