Pourtant détenteurs d’une bourse d’étude en Belgique, des étudiants gazaouis restent bloqués à Gaza

Actuellement, les étudiants et les chercheurs gazaouis rencontrent deux obstacles à leur venue.
Le premier, c’est l’exigence des autorités belges de se rendre physiquement dans un consulat ou une ambassade pour pouvoir faire une demande formelle de visa. "Or tout le monde sait qu’à l’heure actuelle, il est totalement, pratiquement, impossible de quitter la bande de Gaza et de se rendre au consulat de Jérusalem, par exemple", explique Anne Weyembergh, vice-rectrice aux relations extérieures et à la coopération de l’ULB, qui attend deux étudiantes et trois doctorants à la rentrée.
"L’autre problème, c’est qu’il faudrait une opération d’évacuation organisée par le fédéral en coopération avec l’armée israélienne ou avec son accord. Et pour ça, nous avons besoin de la coopération du gouvernement belge".
Actuellement, il est en effet nécessaire que le pays tiers demande aux autorités israéliennes – qui contrôlent la bande de Gaza – d’évacuer des personnes. Certains pays, comme l’Italie, les Pays-bas, l’Espagne ou encore la France ont déjà effectué ces démarches et permis la sortie d’étudiants gazaouis pour venir étudier sur leur territoire.
Mais les autorités belges s’y refusent jusqu’ici. "J’ai l’impression que la volonté politique de mettre cela en œuvre fait tout de même défaut", regrette Herwig Leirs, recteur de l’UAntwerpen. "Si d’autres pays en sont capables, pourquoi cela ne serait-il pas possible en Belgique ? J’entends pourtant certains dire que nous devrions absolument le faire, et pourtant cela ne se produit pas."
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