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Wednesday, October 28, 2026

La Banque du Canada hausse son taux directeur d’un quart de point, à 2,5 %

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Les pressions inflationnistes ont eu raison de la patience des gouverneurs de la Banque du Canada, qui haussent d'un quart de point de pourcentage (0,25 point) le taux directeur de l'institution, lequel passe de 2,25 % à 2,5 %. Une première hausse depuis juillet 2023.

Pour le détenteur d'une hypothèque de 500 000 $ à un taux d'intérêt de 5 %, cette augmentation du taux directeur se traduira par une dépense supplémentaire annuelle d'environ 775 $, ou de 65 $ par mois.

À l'époque, la Banque avait fait passer son taux directeur de 4,75 % à 5 % pour tenter de calmer la flambée inflationniste qui avait propulsé l'IPC jusqu'à 8,1 % sur une base annuelle à la sortie de la pandémie, en juin 2022.

Depuis près d'un an, l'inflation, qu'on arrivait à contenir autour de 2 %, a permis à la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 2,25 % et d'éviter aux Canadiens une hausse des taux d'intérêt en cette période d'instabilité.

Cependant, l'inflation s'est accélérée au cours des derniers mois au Canada. En septembre, elle s'établissait à 3,1 % sur une base annuelle, en progression depuis avril 2026.

Aux États-Unis, où l'inflation s'accélère aussi, la Réserve fédérale a bougé en premier en relevant son taux de 0,25 point de pourcentage, à la mi-septembre. Cette décision a porté le taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4 %.

Au banc des accusés, on retrouve au premier rang l'explosion du coût des combustibles fossiles.

Perturbations dans le golfe Persique

Depuis des mois maintenant, la guerre dans le golfe Persique entre Israël, les États-Unis et l'Iran perturbe la circulation des navires dans la région où transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole.

En septembre, la hausse d'une année à l'autre du prix de l'essence à la pompe se situait à 27,8 % au pays. Selon les données de GlobalPetroPrice, le litre de diesel a quant à lui bondi de 68,4 % au cours de la même période.

Guerre commerciale

Il ne faut pas non plus oublier la guerre commerciale qui se poursuit entre les États-Unis et le Canada. Les tarifs douaniers imposés des deux côtés de la frontière poussent à la hausse le prix des matières premières et de certains produits manufacturés.

D'ailleurs, dans une note publiée le 20 octobre, la directrice parlementaire du budget, Annette Ryan, estimait qu'une persistance des droits de douane pourrait causer la perte de 185 000 emplois au Canada.

Plus de détails suivront.

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