Cyberattaque contre la CCQ | Des renseignements sensibles diffusés sur le web caché

Ce qui devait arriver arriva. Permis de conduire. Passeports. Comptes bancaires et relevés de cartes de crédit… Des cyberpirates russophones ont commencé à diffuser sur le web caché les renseignements personnels volés lors d’une récente cyberattaque contre le site de la Commission de la construction du Québec (CCQ) ayant fait au moins 350 000 victimes, a constaté La Presse.
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Depuis vendredi, il est possible de consulter sur le web caché (dark web) des renseignements personnels que les cybercriminels de l’organisation Qilin ont pu voler lors de l’attaque orchestrée contre le site de la CCQ, décelée le 24 août dernier.
La Presse a ainsi pu mettre la main sur des passeports, des relevés de comptes bancaires et de cartes de crédit, des spécimens de chèque provenant de l’attaque.
À la suite de l’offensive des cyberpirates, les services en ligne et téléphoniques de la CCQ ont été paralysés. Ces services sont restés inaccessibles jusqu’au 8 septembre.
Par courriel, la CCQ a confirmé à La Presse que le nombre de victimes a par ailleurs augmenté sans toutefois préciser le nombre : « Nos vérifications nous ont permis d’identifier d’autres personnes touchées. »
L’enquête de la CCQ a aussi permis de confirmer que Qilin-groupe de cybercriminels russophones qui a revendiqué l’attaque-était bel et bien derrière l’offensive. « Considérant que nous avions des “backups” fiables, nous étions en mesure de reprendre nos services rapidement et de manière sécuritaire : la décision a donc été prise de ne pas transiger avec les cybercriminels », a assuré par courriel une porte-parole de la CCQ.
L’enquête a également relevé que l’attaque n’était pas liée au Chantier NumériCCQ, qui vise à moderniser les services de l’organisation et qui a été lancé en début d’année. « Il n’y a pas de rapport entre les deux », avait précédemment déclaré à La Presse Audrey Murray, PDG de la CCQ.
L’organisation offre gratuitement à toutes les victimes, via la firme Equifax, un service de surveillance du crédit, du web caché, des alertes en cas d’activités inhabituelles et un accompagnement en cas de fraude ou de vol d’identité.
À cela s’ajoute une assurance contre le vol d’identité allant jusqu’à un million de dollars. Si l’analyse permet de constater que plus de personnes ont été victimes de l’attaque, celles-ci pourront bénéficier de mêmes services, assure l’organisation.
La CCQ est responsable de l’application de la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction au Québec (loi R-20). Elle offre des services à près de 200 000 travailleurs.
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