La Terre en «zone rouge»: 7 des 9 limites planétaires dépassées, dit un centre de recherche sur le climat

Dressé par l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique (PIK) dans son dernier rapport, ce constat alarmant intervient alors que les événements climatiques extrêmes se sont multipliés dans le monde ces douze derniers mois.
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Sécheresses, inondations, incendies, canicules et surchauffe des océans : après douze mois marqués par des événements climatiques extrêmes aux quatre coins du globe, une septième limite planétaire a été dépassée sur les neuf considérées comme nécessaires à la vie sur Terre. Tel est le vertigineux constat dressé dans leur dernier rapport par les quelque soixante scientifiques de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique (PIK) qui se penchent chaque année sur la santé de la planète.
« Risques croissants »
Le document insiste notamment sur l'acidification des océans qui fait désormais partie des « risques croissants » pour la planète, au même titre que la raréfaction des eaux douces, le changement climatique, ou encore l'intensification de l'utilisation des terres. Phénomène directement lié aux activités humaines et aux émissions de CO2 dans l'atmosphère liées à la combustion d'énergies fossiles, l’acidification des océans a augmenté de 26% depuis le début de la révolution industrielle.
Parmi les limites planétaires qui ont atteint la « zone rouge » - autrement dit celles qui présentent des risques élevés pour la vie sur Terre - figurent l’intégrité de la biosphère, grandement touchée, ainsi que les cycles naturels de l'eau, du carbone, de l'azote et du phosphore - ce que les scientifiques appellent « les flux bio géochimiques » - très perturbés.
Les scientifiques sont clairs
Alors que sur les douze derniers mois, du Pakistan où près de 7 millions de personnes ont été touchées par des inondations à l’Europe de l’Ouest où des chaleurs et une sécheresse records ont été enregistrées cet été 2026, les exemples d'événements climatiques extrêmes ne manquent pas, les scientifiques sont clairs : ces urgences ne sont en rien distinctes. Toutes sont, au contraire, des manifestations dans chaque région du fait que la planète est en plein déséquilibre.
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