Les chauffeurs de taxis manifestent à Bruxelles après "dix ans d'asphyxie"

"Les chauffeurs de taxi sont toujours confrontés à une accumulation de difficultés qui ne font qu'augmenter", affirme Jean-Paul Mbenti. Il cite notamment la hausse du prix des carburants, la pression fiscale et la "concurrence déloyale des multinationales". Selon lui, la législation actuelle ne répond pas aux besoins des chauffeurs de taxis réguliers. "Depuis dix ans, aucune alternative crédible n'a été apportée."
Les chauffeurs disent être "prisonniers d'un système" qui "asphyxie quotidiennement nos revenus". Ils reprochent également aux responsables politiques de se renvoyer continuellement la responsabilité. "Nous avons négocié, nous avons été patients, mais les mauvaises habitudes persistent. Dans cette situation, l'activité n'est pas rentable", poursuit Jean-Paul Mbenti.
Les chauffeurs se sont rassemblés vendredi matin boulevard Pachéco. Le cortège doit notamment se rendre vers le cabinet de la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA), le parlement bruxellois puis auprès du ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR).
D'importantes perturbations sont attendues dans le centre de Bruxelles et sur la petite ceinture. Bruxelles Mobilité recommande d'éviter de circuler en voiture vendredi dans la capitale et de privilégier les transports en commun.
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