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Sunday, October 25, 2026

Le grand test de Benjamin Netanyahu : voici les principaux enjeux des élections législatives en Israël

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Quelque sept millions d’électeurs israéliens sont appelés à se prononcer sur les comptes à rendre pour l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 lors des législatives du 27 octobre. Dans cette dernière ligne droite avant les élections, les ultimes sondages autorisés à être publiés — vendredi soir — donnent toujours des résultats aussi serrés. Les deux forces font jeu égal, avec 50 sièges pour le bloc de Benjamin Netanyahu et 52 pour le bloc d’opposition constitué autour de Gadi Eisenkot, soit loin des 61 sièges nécessaires à la Knesset pour gouverner. Mais quels sont les principaux enjeux au coeur de cette campagne ? Tour d’horizon.

Les responsabilités du 7-Octobre

De nombreux Israéliens réclament une commission d’enquête indépendante sur les défaillances ayant permis au mouvement islamiste palestinien Hamas d’attaquer le territoire israélien, y entraînant la mort de plus de 1.200 personnes. Cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire d’Israël, a provoqué un traumatisme profond, qui continue de se répercuter sur la vie politique.

Les partis d’opposition font de la création d’une telle commission leur priorité, arguant qu’Israël a mené des enquêtes similaires lors de précédentes crises. C’est le seul moyen d’«éviter un autre désastre» similaire à l’avenir, a encore plaidé le 15 octobre le principal rival de Benjamin Netanyahu, Gadi Eisenkot.

Mais Benjamin Netanyahu, en fonction le 7-Octobre et qui a imputé le fiasco aux services de sécurité, a plutôt proposé la formation d’une instance aux membres nommés par les partis. La pression s’est renforcée ces dernières semaines avec la parution d’informations de presse selon lesquelles les Emirats arabes unis et l’Egypte ont prévenu M. Netanyahu d’une possible attaque à venir du Hamas, peu avant le 7-Octobre. Le Premier ministre a catégoriquement nié.

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Benjamin Netanyahu est également critiqué pour les relations passées de son gouvernement avec le Qatar, soutien financier clé du Hamas et hôte de la direction politique du mouvement. Pendant des années, Israël a donné son aval au transfert par l’émirat de centaines de millions de dollars à Gaza, un choix critiqué pour avoir contribué à renforcer le Hamas.

Stratégie sécuritaire

Pendant des décennies, la doctrine sécuritaire d’Israël a reposé sur un triptyque: renseignement, dissuasion et guerres courtes. Le 7-Octobre a profondément ébranlé ce modèle.

Le gouvernement défend une stratégie de prévention permanente, avec de longues campagnes et la mise en place de zones occupées par l’armée — dites «de sécurité» — , à Gaza, au Liban et en Syrie. Auxquelles il faut ajouter des opérations régulières en Cisjordanie occupée et les frappes contre l’Iran. La question des capacités du pays à soutenir durablement une telle doctrine se pose.

Des dizaines de milliers de réservistes ont été mobilisés à plusieurs reprises depuis 2023, parfois au prix de lourdes conséquences familiales et professionnelles, et l’armée continue d’alerter régulièrement sur le manque d’effectifs.

Religion, identité et conscription

Alors que l’armée réclame davantage de soldats, le débat sur les exemptions dont bénéficient les juifs ultra-orthodoxes s’est élargi à la question plus large de l’identité d’Israël. Les partis ultra-orthodoxes sont soutenus par le Likoud, le parti de droite de Benjamin Netanyahu, et ses alliés d’extrême droite. La plupart des formations d’opposition veulent envoyer sous les drapeaux les étudiants des écoles talmudiques et ont exclu toute alliance avec des partis ultra-orthodoxes.

Gadi Eisenkot, qui a perdu un fils lors de la guerre à Gaza, accuse Benjamin Netanyahu de défendre «de façon éhontée» ceux qui refusent d’accomplir leur «devoir». Ces divisions dépassent la question du service militaire.

Coût de la vie

Enfin, malgré des performances macroéconomiques solides, un PIB ayant plus que doublé depuis 2000 et un chômage historiquement bas, les Israéliens font face à un coût de la vie parmi les plus élevés au monde. Parallèlement, les salaires médians restent inférieurs à la moyenne de l’OCDE, érodant le pouvoir d’achat des ménages et creusant la fracture sociale.

Les économistes pointent des problématiques structurelles: marché intérieur très peu concurrentiel, barrières commerciales et politique du logement inexistante.

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