Ottawa et la firme suédoise Saab signent une entente pour six avions radar

Le gouvernement fédéral vient de signer une entente préliminaire pour l’acquisition de six appareils de détection GlobalEye, qui seraient construits au Canada par la firme suédoise Saab en collaboration avec Bombardier.
Dans un communiqué diffusé vendredi matin, le gouvernement a affirmé que l’entente servira de base aux négociations finales entourant l’achat de ces avions radar et le calendrier de production au Canada.
Le gouvernement avait annoncé à la fin mai son intention de se procurer ces appareils qui servent à détecter et suivre à grande distance des menaces, comme des aéronefs, des missiles et des drones ennemis.
L’entente préliminaire devrait éventuellement mener à un contrat final, bien qu’aucun échéancier précis ou coût final n’ont été fournis par le gouvernement.
Bien que cette entente ne constitue ni un contrat ni un engagement à faire l’acquisition d’aéronefs, elle représente une avancée concrète vers l’acquisition de la plateforme GlobalEye
, a expliqué le gouvernement.
Les négociations détaillées à venir porteront sur la configuration finale qui serait livrée aux Forces armées canadiennes, y inclus un programme de développement de l’appareil en fonction des besoins précis du Canada. Les autres clients actuels ou potentiels pour le GlobalEye sont l’OTAN, la Suède, la France, les Pays-Bas et les Émirats arabes unis.

Le 7 juillet 2026, onze alliés ont annoncé l’acquisition conjointe d’avions GlobalEye auprès de la société Saab, appelés à constituer le nouveau système aéroporté de détection et de contrôle de l’OTAN. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Yves Herman
Ottawa a récemment admis que le GlobalEye ne répond pas entièrement aux exigences militaires pour de nouveaux appareils de détection, tout en ajoutant que la même situation s’applique aux deux autres appareils d’origine américaine en lice pour ce contrat d’environ 5 milliards de dollars.
Dans ce contexte, le gouvernement a dit que le GlobalEye a été sélectionné en fonction de critères géopolitiques et économiques.
L’approche du Canada en matière d’approvisionnement en défense doit aller au-delà de la simple acquisition d’équipement militaire. Elle doit contribuer à protéger la population canadienne tout en renforçant notre économie, en améliorant la capacité industrielle du Canada et en créant de nouvelles possibilités permettant aux entreprises canadiennes d’être concurrentielles sur les marchés mondiaux
, a affirmé par voie de communiqué Stephen Fuhr, secrétaire d’État responsable de l’approvisionnement militaire.

Stephen Fuhr, secrétaire d’État responsable de l’approvisionnement militaire (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Daniel Leblanc
Toutefois, le Parti conservateur a critiqué la décision du gouvernement de procéder à cette acquisition sans passer par un appel d’offres. Les autres fournisseurs potentiels d’avions radar sont Boeing et L3Harris.
L’opposition officielle demande à la Vérificatrice générale du Canada et à la Directrice parlementaire du budget de faire un examen du processus d’acquisition qui a exclu deux manufacturiers américains au profit de Saab.
Il y a beaucoup trop de politique dans une décision qui touche des équipements opérationnels
, déclare le député conservateur Pierre Paul-Hus.

Le député conservateur Pierre Paul-Hus critique la décision du gouvernement de procéder à l'achat sans appel d'offres.
Photo : Radio-Canada
Oui, la situation politique est complexe actuellement avec les États-Unis, mais il reste que d'un point de vue opérationnel, on doit s'assurer d'acheter des équipements qui sont conformes à nos besoins
, ajoute le lieutenant du Québec du Parti conservateur.
Ni le Bureau de la vérificatrice générale, ni le Bureau de la directrice parlementaire du budget n’ont voulu dire s’ils lanceront une étude en réponse à la demande du Parti conservateur du Canada.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.