Québec | La haine envers les cyclistes ne réglera rien, dit Bruno Marchand

(Québec) Les questions de mobilité soulèvent les passions à Québec. On en a eu une autre démonstration jeudi, lorsque le maire Bruno Marchand s’est fait invectiver par un automobiliste au moment de dévoiler une toute nouvelle piste cyclable.
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Un homme est passé dans sa voiture, cigarette au bec, a baissé la vitre, klaxonné puis a crié un juron au maire de Québec, qui était en train de s’adresser aux journalistes sur un trottoir du secteur Charlesbourg.
Cet incident survient au moment même où les proches d’un cycliste de 11 ans tué par une automobiliste en juin dernier à Beauport disent avoir reçu des messages haineux. Ces proches désiraient installer dimanche un « vélo fantôme » pour honorer la mémoire du jeune Alex.
Une publication sur le groupe Facebook Spotted Beauport aurait dégénéré, notamment à propos des aménagements pour améliorer la sécurité sur le lieu du drame que plusieurs citoyens réclament.
« Face à certaines réactions de citoyens et après avoir reçu des messages haineux, nous avons choisi de prendre un pas de recul », a écrit sur Facebook le père du jeune cycliste mort. Les proches ont choisi de reporter l’évènement.
« Dans quel monde on vit pour que quelqu’un pense que c’est une bonne idée de déverser sa haine aux parents qui ont vécu un triste évènement comme ça ? », s’est indigné le maire Marchand jeudi, lorsque questionné par les journalistes.
« Il ne faut pas accepter cette haine que certains souhaitent nourrir entre les citoyens. C’est cette haine que certains souhaitent nourrir entre les cyclistes et les piétons, cette haine que certains souhaitent nourrir entre les automobilistes et les piétons ou les cyclistes », a lancé le maire.
Bruno Marchand inaugurait une nouvelle piste cyclable de 1,7 km sur la 4e avenue, de la 25e Rue à la 51e Rue. La piste fait partie du réseau Corridor Viva Cité, similaire au REV à Montréal.
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Le maire de Québec jeudi, sur le nouveau tronçon du CVC de la 4e avenue.
Le nouveau tronçon, qui rejoint le quartier Limoilou, a coûté 14,5 millions de dollars. Mais sur cette somme, 3 millions ont servi à refaire les infrastructures souterraines. La Ville a par ailleurs obtenu près de 9 millions en subventions des gouvernements.
À terme, le CVC de Québec doit compter 150 km ; 43 km sont déjà aménagés.
Le maire Marchand a indiqué que cette section du CVC avait été installée dans Charlesbourg à la demande des citoyens. Ceux-ci réclament du verdissement, dit-il, et des mesures pour accroître la sécurité routière.
Bruno Marchand répète ad nauseam que ces pistes cyclables améliorent la sécurité des cyclistes, mais aussi celle des piétons en les éloignant des automobiles.
« La majorité des gens nous parlent de sécurité routière. Oui, on va travailler avec la majorité des gens, a-t-il dit. Puis oui, on va continuer à sécuriser les quartiers. »
« On peut faire accroire aux gens des choses puis dire qu’on fait la guerre à l’auto, c’est faux. Il y a des gens qui vous mentent, il y a des gens qui nourrissent la haine », a lancé le maire, assurant que les voitures seront encore à Québec dans 20 ans.
« Ceux qui disent ça vous mentent et nourrissent la haine et ils n’apportent aucune solution » à la congestion, a-t-il ajouté.
Le maire Marchand était accompagné jeudi du Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec. L’organisme dévoilait L’état du vélo 2025, un exercice qu’il fait depuis 30 ans pour mesurer la pratique dans la province.
L’organisme a constaté une hausse de 89 % du nombre de cyclistes utilitaires, lesquels utilisent le vélo comme moyen de transport, entre 2020 et 2025.
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