Une taxe sur les surprofits pétroliers plairait à 76 % des Canadiens, selon un sondage
Un nouveau sondage indique que 76 % des Canadiens seraient en faveur de l’imposition d’une taxe sur les surprofits des pétrolières si celle-ci servait à réduire le coût de la vie.
L’organisme Climate Caucus, qui a mandaté Abacus Data pour mener ce sondage, souligne que l’appui envers une telle taxe est en hausse, puisqu’un coup de sonde similaire le plaçait à 66 % en juin.
Le soutien à cette mesure est le plus faible en Alberta, où il se situe à 73 %. Au Québec, il est équivalent à la moyenne nationale, soit 76 %.
L’appui à une telle taxe est similaire pour toutes les tranches d’âge, mais la différence est marquée chez les électeurs conservateurs. Ces deniers appuient une telle mesure à 65 %, contre 83 % chez les répondants libéraux et 86 % pour les néo-démocrates.
Par ailleurs, 66 % des répondants au sondage ont signalé que la pause de la taxe d’accise fédérale sur l’essence n’a rien changé à leurs finances, tandis que 14 % d’entre eux ont dit que celle-ci a nui à leurs finances.
Selon l’ancien maire de Toronto et coprésident d’Elbows Up for Climate, David Millet, il est temps qu’Ottawa reconnaisse « que la spéculation effrénée sur les combustibles fossiles contribue à cette crise du coût de la vie — et qu’il existe une solution qui a fait ses preuves ».
« C’est un moment crucial pour notre pays », a-t-il fait valoir dans un communiqué.
Selon Climate Caucus, une taxe sur les surprofits des pétrolières, applicable aux bénéfices supérieurs ou égaux à 120 % des revenus prévus, générerait des milliards de dollars de recettes.
Le Royaume-Uni et la Pologne ont déjà implanté des taxes sur les surprofits, et d’autres pays européens militent pour que des mesures similaires soient adoptées au sein de l’Union européenne.
Le sondage d’Abacus Data a été réalisé en ligne auprès de 2762 adultes résidant au Canada du 18 au 23 septembre.
Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, un organisme sectoriel qui fait la promotion des normes en matière de sondages, précise qu’il n’est pas possible d’attribuer une marge d’erreur aux sondages en ligne, car ceux-ci ne reposent pas sur un échantillonnage aléatoire de la population.
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