Crise politique au fédéral : le MR est-il prêt au compromis ? "Je n’ai pas de tabou", assure Georges-Louis Bouchez

Le MR est pointé du doigt dans ces négociations pour son intransigeance, notamment sur la question de la TVA à laquelle le Premier ministre Bart De Wever a finalement décidé de ne pas toucher sous la pression des libéraux francophones. Plusieurs partis, dont Les Engagés et le CD&V, estiment que c’est cette intransigeance qui complique autant la mise en place d’un accord budgétaire aujourd’hui.
"Je ne suis pas intransigeant, j’ai fait des compromis", assure le président du MR. "D’abord, je rappelle que l’accord du gouvernement prévoit un neuvième de recettes seulement. Ensuite, moi je n’ai aucun problème, je n’ai pas de tabou, j’ai juste une règle : il faut relancer l’économie de ce pays. Et donc, si à un moment donné, vous prenez des taxes, et qu’après, il y a des entreprises qui ferment, il y a des licenciements qui ont lieu, qu’est-ce qu’on va dire ? On va dire qu’on va perdre sur deux tableaux."
La pire chose qui puisse arriver à ce pays, c’est qu’il n’y ait pas de gouvernement.
Face à l’échec des ministres du gouvernement pour trouver un accord, les présidents de parti seraient-ils prêts à se mettre à la table ? "S’il est demandé que les présidents y aillent, j’irai", assure-t-il. "La seule chose que je veux faire passer comme message, c’est que ce n’est ni un problème de personne, ni un problème de positionnement politique. Ce n’est même pas une question de méthode. C’est une question de regarder la réalité économique en face. […] Le compromis est indispensable, c’est notre devoir. Et il est possible, parce que la pire chose qui puisse arriver à ce pays, c’est qu’il n’y ait pas de gouvernement. Dans ce cas-là, ce serait une catastrophe pour la population, car les marchés financiers s’attaqueront au pays", conclut-il.
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