Des sous-marins russes s'entraînant à saboter des câbles sous-marins surpris au large du Svalbard

Des alliés de l'Otan ont surpris des sous-marins russes déployant une arme d'un nouveau type, conçue pour neutraliser des câbles sous-marins. Une opération clandestine révélée ce jeudi par l'agence de presse Reuters.
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Au large des côtes arctiques, près de l'archipel isolé du Svalbard, ce printemps, les alliés de l'OTAN ont surpris des sous-marins russes s'entraînant à déclencher une arme secrète conçue pour neutraliser des câbles sous-marins critiques sans laisser d'empreintes.
Selon Reuters, c’est le GUGI, une unité top-secrète russe spécialisée dans l'espionnage et le sabotage des fonds marins, qui était à la manœuvre.
Avec cinq navires à sa disposition, elle a déployé des robots pouvant atteindre 4 000 mètres de fond. Mais les navires russes n'ont pas échappé à la surveillance des forces britanniques, norvégiennes et américaines. Les navires ont été empêchés de terminer leur exercice et ont finalement quitté la zone.
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Les cibles en question étaient des fibres optiques, hautement stratégiques, reliant le Svalbard à la Norvège. Ces câbles, pas plus épais qu'un tuyau d'arrosage, posés au fond marin ou enfouis juste en dessous, sont essentiels à la connectivité internet mondiale et aux transactions financières. Leur importance économique et stratégique en a fait des cibles lors de conflits passés, notamment pendant les Première et Seconde Guerres mondiales, où ils étaient indispensables à la transmission des ordres par télégraphe ou téléphone.
L'exercice de la marine russe visait à simuler le déploiement de cette nouvelle technologie de sabotage « en cas de conflit avec l'Otan », indiquent des responsables britanniques et norvégiens, ajoutant « nous avons fait comprendre aux autorités russes que toute tentative de cibler nos infrastructures critiques serait détecté et entrainerait des conséquences ».
Les européens notent que l'an dernier dans le grand Nord, notamment entre le Groenland et la Norvège, les activités suspectent ont augmenté de 50%. Et les analystes du renseignement américain s'inquiètent ouvertement de cette pression russe sur les alliés de l'Otan. « On vous voit », aurait même dit John Ratcliffe, directeur de la CIA, lors de sa rencontre avec ses homologues à Moscou en Aout dernier.
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