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Friday, October 16, 2026

Normes sur les barrages : des « zones d’ombre », reconnaît le ministre Joël Lightbound

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Les nouvelles réglementations de Pêches et Océans Canada concernant les barrages et la protection des poissons ont causé bien des remous jeudi. Alors que le député bloquiste de Jonquière–Hébertville–Pays-des-Bleuets, Mario Simard, croit que le gouvernement va reculer, le ministre libéral et lieutenant du Québec, Joël Lightbound, reconnaît que le règlement comporte des zones d’ombre et doit être clarifié.

Les nouvelles normes fédérales de protection des poissons pourraient avoir des impacts financiers pour les propriétaires de barrages et de centrales hydroélectriques, comme Hydro-Québec et d'autres sociétés publiques ou des entreprises comme Rio Tinto et Domtar, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Des milliards de dollars pourraient devoir être investis.

Pêches et Océans Canada souhaite limiter la mortalité des poissons près de barrages et de turbines, mais certains estiment que l'exigence est irréaliste dans le maintien de la production d'électricité.

Un homme livre un point de presse.

Le lieutenant du Québec dans le gouvernement Carney, Joël Lightbound, croit que les discussions doivent se poursuivre. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Selon le lieutenant du gouvernement Carney au Québec, Joël Lightbound, la conversation doit se poursuivre entre toutes les parties pour s'assurer qu'il y a une bonne compréhension du cadre réglementaire.

Ma compréhension, c'est qu'il y a eu des consultations. Maintenant, je crois qu'il y a peut-être des zones d'ombre dans comment sera interprété ou sera appliqué le cadre réglementaire. Je vais encourager, certainement, Pêches et Océans Canada, Hydro-Québec et les autres producteurs à s'asseoir, puis à continuer de voir à ce qu'on clarifie quel est le cadre réglementaire, quels en seront les impacts, a dit le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec lors d’une conférence de presse sur un autre sujet.

Un recul attendu

Selon Mario Simard, qui est porte-parole du Bloc québécois en matière d'Affaires intergouvernementales et de Ressources naturelles, la situation pourrait évoluer rapidement.

Mario Simard pose à l'extérieur de son bureau.

Mario Simard est le député du Bloc québécois dans Jonquière–Hébertville–Pays-des-Bleuets.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

J'ai l'impression que cette question-là a été échappée par le bureau du premier ministre. Quand ils vont en prendre connaissance, tout m'indique qu'ils vont reculer selon moi et qu'ils vont essayer de trouver des mesures qui sont applicables en consultant les gens qui vont être impactés par ces mesures-là, a dit le député en entrevue à Radio-Canada.

Bon pour les poissons

Les nouvelles normes applicables incluent, par exemple, des exigences pour limiter les variations de débit des réservoirs, pour sauver des poissons isolés et pour éviter les morts ou les blessures lors du passage des poissons dans les turbines des centrales.

Les mesures ont réjoui Rémi Aubin, président de l’organisme Promotion Pêche, et pêcheur reconnu au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Rémi Aubin devant La Baie des Ha! Ha!

Rémi Aubin est président de l’organisme Promotion Pêche. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion

Je pense qu'il va y avoir un meilleur calcul du débit de l'eau, et surtout à des périodes propices de reproduction. Par exemple, si l'omble de fontaine se reproduit en octobre, bien, ça serait une période pour prendre vraiment attention au niveau du débit. [...] C'est la même chose pour le lac Saint-Jean. Le doré se reproduit des fois près des barrages, et à ce moment-là, on devra calculer le débit, s’est-il réjoui après avoir partagé sa satisfaction dans une publication sur les réseaux sociaux.

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