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Tuesday, September 15, 2026

L’UPA demande à Ottawa de suspendre le projet de train à grande vitesse

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L’Union des producteurs agricoles (UPA) demande formellement au gouvernement fédéral de suspendre le projet de train à grande vitesse (TGV) devant relier Québec et Toronto.

L’opposition des producteurs agricoles à ce projet n’est pas nouvelle. L’UPA a cependant franchi une étape supplémentaire en écrivant au ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, pour lui demander d’appliquer les freins dans ce dossier.

Dans la missive envoyée vendredi dernier, le président général de l’UPA, Martin Caron, remet en question les retombées qui accompagneraient un TGV Québec-Toronto et soulève de nombreuses inquiétudes concernant la facture du projet.

M. Caron ajoute qu’un train à grande fréquence (TGF), qui utiliserait des voies réservées dans les emprises existantes, procurerait aussi « des gains intéressants en matière de fiabilité, de fréquence et de temps de parcours, et ce, à un coût moins élevé que le TGV ».

De l’avis de l’UPA, le gouvernement fédéral doit suspendre de manière « immédiate » le projet et l’ensemble des interventions de la société d’État Alto sur le terrain.

L’UPA croit qu’il serait pertinent de commander une comparaison indépendante TGV–TGF « portant sur l’ensemble des coûts, les risques de dépassement, l’achalandage, les gains de temps, les retombées économiques, les impacts territoriaux ainsi que le coût d’opportunité ».

« Trop d’indices tendent à démontrer que les coûts annoncés jusqu’à maintenant sont grandement sous-estimés. Le gouvernement canadien doit agir de façon responsable et faire toute la lumière sur cet enjeu avant d’aller plus loin », a résumé M. Caron dans un communiqué, mardi matin.

Pour étayer son argumentaire, l’UPA a commandé un sondage à la firme Synopsis pour faire état des perceptions du projet de TGV au Québec.

Dans celui-ci, on apprend que l’appui au projet de TGV passe de 69 % à 59 % une fois que les participants reçoivent une présentation détaillée du projet. À l’inverse, l’appui à un éventuel TGF passe de 67 % à 73 % après une présentation détaillée.

« Le gouvernement canadien, en plus de commander une étude indépendante sur les coûts de construction et d’opération du TGV, doit aussi se questionner sur la pertinence d’imposer aux Québécoises et Québécois un projet qui ne correspond définitivement pas à leurs priorités. Des centaines de communautés rurales tout au long du tracé pousseraient un soupir de soulagement », a conclu M. Caron.

Les coûts du projet de TGV sont actuellement estimés par Alto entre 60 et 90 milliards $, mais certains experts croient que cette fourchette pourrait être difficile à respecter. Le premier tronçon, entre Montréal et Ottawa, doit être mis en chantier dès 2029.

Le sondage Synopsis a été mené du 12 au 17 août auprès de 1100 répondants québécois. Comme il a été réalisé en ligne auprès d’un panel, aucune marge d’erreur ne peut lui être attribuée.

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