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Thursday, September 3, 2026

L’été dans l’œil de Marie-France Coallier

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Alors que la photographe passait devant l’œuvre d’art public <i>ORB</i> de l’artiste urbain espagnol SpY, elle a observé un enfant jouant, les pieds dans le bassin d’eau de l’esplanade de la Place des Arts. Le jeune garçon s’est brusquement arrêté de jouer pour tourner son regard vers un oiseau qui l’intriguait. « C’est l’<i>fun</i> quand il y a des sujets devant une œuvre d’art comme celle-ci », dit Marie-France. « L’oiseau a fait la différence. »

Alors que la photographe passait devant l’œuvre d’art public ORB de l’artiste urbain espagnol SpY, elle a observé un enfant jouant, les pieds dans le bassin d’eau de l’esplanade de la Place des Arts. Le jeune garçon s’est brusquement arrêté de jouer pour tourner son regard vers un oiseau qui l’intriguait. « C’est l’fun quand il y a des sujets devant une œuvre d’art comme celle-ci », dit Marie-France. « L’oiseau a fait la différence. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

En août, Marie-France a réalisé un photoreportage sur la foire agricole annuelle de Cookshire, en Estrie, qui existe depuis 1845. La photo montre Brigitte Willard, propriétaire de chevaux, vue dans le miroir d’un kiosque de vêtements et d’accessoires. La photographe estime que son cliché est « graphiquement intéressant », soulignant la « juxtaposition des accessoires et du miroir, qui donne une photo très contextuelle ». « C’est comme si mon sujet est encadré », remarque-t-elle.

En août, Marie-France a réalisé un photoreportage sur la foire agricole annuelle de Cookshire, en Estrie, qui existe depuis 1845. La photo montre Brigitte Willard, propriétaire de chevaux, vue dans le miroir d’un kiosque de vêtements et d’accessoires. La photographe estime que son cliché est « graphiquement intéressant », soulignant la « juxtaposition des accessoires et du miroir, qui donne une photo très contextuelle ». « C’est comme si mon sujet est encadré », remarque-t-elle.


Photo: Marie-France Coallier

Cet été, Marie-France a voyagé quelques semaines en Europe. Alors qu’elle était de passage à Paris en pleine canicule, son regard a été attiré par des citoyens qui tentaient de se rafraîchir en se baignant dans le canal Saint-Martin. Après que les autorités parisiennes eurent autorisé la baignade, les citoyens ont pris d’assaut les berges du canal, qui est ainsi devenu un véritable symbole de la canicule en France. « Je trouvais que c’était audacieux [de sauter de la passerelle], dit Marie-France. Ça fait une photo d’action où les jeunes sautent dans l’eau, malgré les coups de sifflet des autorités. »

Cet été, Marie-France a voyagé quelques semaines en Europe. Alors qu’elle était de passage à Paris en pleine canicule, son regard a été attiré par des citoyens qui tentaient de se rafraîchir en se baignant dans le canal Saint-Martin. Après que les autorités parisiennes eurent autorisé la baignade, les citoyens ont pris d’assaut les berges du canal, qui est ainsi devenu un véritable symbole de la canicule en France. « Je trouvais que c’était audacieux [de sauter de la passerelle], dit Marie-France. Ça fait une photo d’action où les jeunes sautent dans l’eau, malgré les coups de sifflet des autorités. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Marie-France a visité la ville de Genève, en Suisse, deux jours après la fin du sommet du G7 qui s’est tenu à Évian-les-Bains, en France. En marge du sommet, plusieurs manifestations anti-G7 ont eu lieu à Genève, aux abords du siège de l’ONU. Lors du passage de la photographe, de nombreuses vitrines de magasins étaient encore barricadées et affichait des graffitis faits par des manifestants. « Le message ne peut être plus clair », note la photographe, en désignant le visage du président américain, Donald Trump.

Marie-France a visité la ville de Genève, en Suisse, deux jours après la fin du sommet du G7 qui s’est tenu à Évian-les-Bains, en France. En marge du sommet, plusieurs manifestations anti-G7 ont eu lieu à Genève, aux abords du siège de l’ONU. Lors du passage de la photographe, de nombreuses vitrines de magasins étaient encore barricadées et affichait des graffitis faits par des manifestants. « Le message ne peut être plus clair », note la photographe, en désignant le visage du président américain, Donald Trump.


Photo: Marie-France Coallier

Pendant ses vacances, Marie-France a fait un arrêt à Chamonix, où elle est allée voir la grotte de glace de la Mer de Glace. Les changements climatiques et les canicules — de plus en plus fréquentes — déstabilisent les Alpes françaises, et particulièrement ses glaciers. Pour tenter de limiter leur fonte, on les recouvre parfois d’immenses bâches géotextiles qui réfléchissent les rayons du soleil. Pour la photographe, ces bâches, au-delà de leur fonction première, permettent également de « sensibiliser les touristes » à la fonte des glaces due aux changements climatiques, d’autant que la France a été frappée par plusieurs canicules historiques cet été, rappelle-t-elle. « Ça frappe l’esprit. »

Pendant ses vacances, Marie-France a fait un arrêt à Chamonix, où elle est allée voir la grotte de glace de la Mer de Glace. Les changements climatiques et les canicules — de plus en plus fréquentes — déstabilisent les Alpes françaises, et particulièrement ses glaciers. Pour tenter de limiter leur fonte, on les recouvre parfois d’immenses bâches géotextiles qui réfléchissent les rayons du soleil. Pour la photographe, ces bâches, au-delà de leur fonction première, permettent également de « sensibiliser les touristes » à la fonte des glaces due aux changements climatiques, d’autant que la France a été frappée par plusieurs canicules historiques cet été, rappelle-t-elle. « Ça frappe l’esprit. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Une fois terminée la visite de la grotte de glace de la Mer de glace, le train du Montenvers ramène les touristes au centre de Chamonix. En prenant elle-même ce train, Marie-France a remarqué qu’une majorité des personnes présentes dans son wagon avaient les yeux rivés sur leur téléphone au lieu d’observer les paysages. « Ça m’a un peu surprise, confie-t-elle. J’ai trouvé ça un peu triste de constater qu’on passe peut-être à côté de beaux moments présents qui ne reviendront plus parce que le cellulaire fait partie de nos vies. »

Une fois terminée la visite de la grotte de glace de la Mer de glace, le train du Montenvers ramène les touristes au centre de Chamonix. En prenant elle-même ce train, Marie-France a remarqué qu’une majorité des personnes présentes dans son wagon avaient les yeux rivés sur leur téléphone au lieu d’observer les paysages. « Ça m’a un peu surprise, confie-t-elle. J’ai trouvé ça un peu triste de constater qu’on passe peut-être à côté de beaux moments présents qui ne reviendront plus parce que le cellulaire fait partie de nos vies. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Le carrousel de la Madeleine est un manège traditionnel centenaire situé sur la place de la Madeleine, dans la vieille ville de Genève. « Je trouvais que c’était comme une scène de film avec le petit garçon qui s’arrête et qui convoite la petite voiture rouge dans le carrousel, remarque Marie-France. C’est comme un moment figé dans la vieille ville. » La photographe apporte presque toujours sa caméra pendant ses vacances. « C’est un mode de vie d’être journaliste ou photojournaliste, affirme-t-elle. On voit toujours tout d’une autre manière. »

Le carrousel de la Madeleine est un manège traditionnel centenaire situé sur la place de la Madeleine, dans la vieille ville de Genève. « Je trouvais que c’était comme une scène de film avec le petit garçon qui s’arrête et qui convoite la petite voiture rouge dans le carrousel, remarque Marie-France. C’est comme un moment figé dans la vieille ville. » La photographe apporte presque toujours sa caméra pendant ses vacances. « C’est un mode de vie d’être journaliste ou photojournaliste, affirme-t-elle. On voit toujours tout d’une autre manière. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Myriam Saadi a profité d’une belle journée pour emmener sa mère, Antoinette Issa, qui vit en CHSLD, se promener au square Saint-Louis, où le marché Saint-Louis avait lieu. Au passage, l’accordéoniste Eveleigh Nelson a séduit M<sup>me</sup> Issa avec des airs mélodieux de ballades françaises. « La musique rassemble beaucoup les gens », estime Marie-France. Cette photo est « un moment capté sur le vif où on voit que ces événements-là ont vraiment un impact sur la population, ça brise l’isolement, ça crée des liens, de la joie. »

Myriam Saadi a profité d’une belle journée pour emmener sa mère, Antoinette Issa, qui vit en CHSLD, se promener au square Saint-Louis, où le marché Saint-Louis avait lieu. Au passage, l’accordéoniste Eveleigh Nelson a séduit Mme Issa avec des airs mélodieux de ballades françaises. « La musique rassemble beaucoup les gens », estime Marie-France. Cette photo est « un moment capté sur le vif où on voit que ces événements-là ont vraiment un impact sur la population, ça brise l’isolement, ça crée des liens, de la joie. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Marie-France s’est rendue à Sutton pour réaliser un photoreportage (à paraître prochainement) sur le <i>goat yoga</i>, activité qui consiste — comme son nom l’indique — à participer à un cours de yoga avec des chèvres. « Le sujet m’interpellait, parce que j’adore le yoga et j’adore les animaux, confie la photographe. Les gens rient beaucoup parce que c’est amusant de se concentrer sur ton tapis alors qu’il y a des chèvres qui montent sur ton dos. »

Marie-France s’est rendue à Sutton pour réaliser un photoreportage (à paraître prochainement) sur le goat yoga, activité qui consiste — comme son nom l’indique — à participer à un cours de yoga avec des chèvres. « Le sujet m’interpellait, parce que j’adore le yoga et j’adore les animaux, confie la photographe. Les gens rient beaucoup parce que c’est amusant de se concentrer sur ton tapis alors qu’il y a des chèvres qui montent sur ton dos. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Dans le cadre d’un photoreportage, Marie-France a passé une journée entière au camp Garagona, à Frelighsburg, qui accueille des adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Au cours de la journée, ceux-ci participent à différentes activités. Ici, Mathieu profite du beau temps pour se baigner dans la piscine du camp, assisté par la monitrice Soleil. « J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de bienveillance, d’amour et d’inclusivité, souligne la photographe. Les campeurs semblaient très épanouis dans cet environnement à la campagne avec des services très bien adaptés pour eux. »

Dans le cadre d’un photoreportage, Marie-France a passé une journée entière au camp Garagona, à Frelighsburg, qui accueille des adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Au cours de la journée, ceux-ci participent à différentes activités. Ici, Mathieu profite du beau temps pour se baigner dans la piscine du camp, assisté par la monitrice Soleil. « J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de bienveillance, d’amour et d’inclusivité, souligne la photographe. Les campeurs semblaient très épanouis dans cet environnement à la campagne avec des services très bien adaptés pour eux. »


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

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