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Tuesday, October 6, 2026

Paul St-Pierre Plamondon forme sa garde rapprochée

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La garde rapprochée du premier ministre désigné, Paul St-Pierre Plamondon, prend forme. Il a procédé mardi à ses deux premières nominations, quelques heures seulement après avoir appris qu’il dirigera un gouvernement minoritaire.

L’élu péquiste a choisi Nadine Koussa, qui était présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) depuis février, pour occuper le poste de directrice de son cabinet.

Frédéric Guay devient quant à lui secrétaire général et greffier du conseil exécutif — le plus haut poste de fonctionnaire de l’État québécois. Il était auparavant sous-ministre à l’Environnement.

À titre de directrice de cabinet, Nadine Koussa devient le bras droit de Paul St-Pierre Plamondon, comme Martin Koskinen l’a longtemps été pour François Legault ces dernières années.

L’avocate en droit du travail ne fait pas l’unanimité. En février, le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS) avaient refusé d’approuver sa nomination à titre de présidente de la CDPDJ. L’appui du gouvernement caquiste et du Parti québécois lui avait tout de même permis d’obtenir les deux tiers des voix nécessaires à l’Assemblée nationale.

Pour justifier leur opposition, les députés libéraux avait déploré qu’« aucun concours public n’[ait] été tenu ». Les solidaires avaient quant à eux présenté un texte, signé en 2018 par Mme Koussa et une vingtaine d’autres juristes, qui défendait le recours aux dispositions de dérogation pour protéger la laïcité de l’État. Des « positions contraires à la Commission des droits de la personne en matière de respect des droits fondamentaux des Québécois et des Québécoises », avait estimé le parti de gauche.

En 2019, la CDPDJ émettait « de sérieuses inquiétudes quant à la façon dont la laïcité […] serait traduite » dans le projet de loi 21, devenu ensuite la Loi sur la laïcité de l’État.

Nadine Koussa remplace Laura Chouinard-Thuly, qui assurait les tâches de cheffe de cabinet pour «PSPP» depuis février. « [Cette dernière] poursuivra son travail dans notre gouvernement comme l’une de mes plus proches conseillères, comme c’est le cas depuis mon entrée en politique active et je suis heureux qu’elle puisse prendre le temps qu’elle souhaite avec sa famille », a déclaré le premier ministre désigné mardi.

Des coupes « terribles »

Employé par l’État depuis le début des années 2000, le nouveau secrétaire général, Frédéric Guay, n’a pas eu un passage sans histoire dans ses dernières fonctions au ministère de l’Environnement. L’an dernier, Radio-Canada révélait qu’il avait signifié dans une annonce à ses employés sa vive opposition aux coupes dans la fonction publique. « C’est terrible », a-t-il dit. « J’ai eu plusieurs nuits blanches et j’en ai encore quand je pense à ça. »

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec prévoyait alors supprimer 2000 postes dans la fonction publique.

Pendant la campagne, le nouveau premier ministre désigné a promis de réduire de 2,5 % la masse salariale de l’État québécois. Pour ce faire, il souhaite procéder par attrition et en instaurant un gel d’embauches.

Il tiendra sa première conférence de presse cet après-midi à Québec.

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