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Wednesday, October 21, 2026

Ils sont plus que jamais de retour : les gilets jaunes ont déposé une déclaration pour manifester à Paris ce week-end !

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Journaliste à la rédaction Générale

Trop, c’est trop. Le slogan des Gilets jaunes refait surface alors que le diesel dépasse désormais les 2,40 euros le litre, et l’essence les 2 €. Sur les réseaux sociaux, certains citoyens appellent déjà à « tout bloquer », quand d’autres réclament une mobilisation « ville par ville, région par région » pour marquer les esprits. Derrière le carburant, c’est surtout un ras-le-bol plus large qui s’exprime : coût de la vie, taxes, impôts et sentiment que les efforts demandés retombent toujours sur les mêmes.

La colère prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux.
La colère prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. - Photo News

« Ne restons pas derrière nos écrans », réclame ainsi une publication. D’autres internautes regrettent que « plus personne ne bouge » et évoquent avec nostalgie les anciennes « grèves sauvages », jugées plus efficaces. « Les gens ont peur », répond une autre. Bref, la colère est là. Reste à savoir si elle va sortir des réseaux.

Plusieurs dates lancées pour les actions

Les initiatives commencent en tout cas à se multiplier. Certains veulent des blocages immédiats. D’autres proposent un « week-end sans plein » les 3 et 4 octobre : pas question de bloquer les routes ou de s’en prendre aux stations, mais de priver volontairement l’État d’une partie de ses recettes en retardant son passage à la pompe. Car sur chaque litre, les taxes et accises remplissent aussi les caisses publiques. Certains appellent même à ne rien acheter durant ce week-end, en faisant ses réserves auparavant. Une opération dont l’impact économique risque toutefois d’être limité si les achats sont simplement reportés de quelques jours.

Des rassemblements de Gilets jaunes sont par ailleurs annoncés pour le 26 septembre et le 17 octobre, avec des rendez-vous affichés dans plusieurs grandes villes du pays. Mais prudence : beaucoup de messages circulent, parfois sans organisateur clairement identifié, sans dispositif précis ni garantie que les rendez-vous auront réellement lieu.

Dès ce mercredi

Et le premier test est déjà pour mercredi. Le calendrier social pourrait donner du carburant à cette colère. Le 16 septembre, le collectif Mars Attacks appelle à la mobilisation dans l’enseignement supérieur, mais pas seulement. Le 9 octobre, les syndicats organisent une manifestation nationale à Bruxelles. Et les Gilets jaunes veulent donc, eux aussi, occuper à nouveau le terrain.

D’autant que le gouvernement dispose d’un levier pour tenter de calmer la grogne : le cliquet inversé, réclamé par plusieurs partis de l’Arizona pour amortir la flambée des carburants. Mais rien de concret n’est encore sur la table…

Cette colère n’est pas neuve. Début 2026, les Gilets jaunes avaient déjà tenté de relancer la mobilisation, avec le blocage du dépôt TotalEnergies de Wandre et une manifestation à Liège. Malgré des prix élevés, dopés par la guerre au Moyen-Orient, les participants n’avaient finalement pas répondu en masse. Reste donc à voir si ces quelques mois auront nourri davantage la rancœur des citoyens et, surtout, s’ils seront cette fois prêts à descendre dans la rue.

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