Les critiques d’Hugues Dayez avec "Coward", le premier film d’époque de Lukas Dhont

Alexandre (Eric Judor), père divorcé, veut le meilleur pour ses enfants et a réussi à décrocher un entretien pour sa fille dans une prestigieuse école de commerce. Mais celle-ci, entraînée par son copain, zappe le rendez-vous et part pour un week-end à la campagne pour un gigantesque jeu de rôle grandeur nature dans un univers d’heroic-fantasy. Catastrophé, Alexandre part la rechercher et parvient à se faire admettre dans une petite équipe d’Elfes emmenée par une dynamique quadra (Alexandra Lamy)… Le problème, c’est qu’Alexandre ne connaît rien, ni aux règles du jeu, ni à l’univers de l’heroïc-fantasy ; la seule quête qui lui importe, c’est de récupérer sa fille au plus vite…
L’idée-maîtresse de cette comédie, c’est évidemment le décalage entre les participants au jeu, grimés en elfe, orque ou centaure, sérieux et solennels comme des papes, investis à 100%, vivant leur aventure au premier degré, et le personnage d’Alexandre, qui jette un regard goguenard sur cet univers de geek, et qui essaie d’esquiver tous les obstacles qui se présentent dans ce grand dispositif moyenâgeux, et qui le séparent de sa fille – qui joue, hélas pour lui, un rôle de premier plan dans ce foutu jeu !
Ce décalage est source d’une foule de gags, inégaux certes, mais parfois franchement drôles. L’autre bonne surprise, c’est de constater que Judor et Lamy forment un bon couple de comédie. En résumé, voilà un film dont on n’attendait rien, et qui se révèle assez facétieux et sympathique.
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