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Friday, October 2, 2026

Guerre commerciale : « difficile » de résoudre les problèmes avec le Canada, selon Greer

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Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, affirme que les questions en suspens avec le Canada sont « assez difficiles à résoudre », alors que la réunion des ministres du Commerce du G20 s'est achevée à Milwaukee.

Nous menons bien sûr des discussions techniques avec les Canadiens. La réalité est qu’il reste quelques points à éclaircir qui s'avèrent assez compliqués à résoudre, a affirmé M. Greer, jeudi.

Il s'est entretenu la veille avec le ministre canadien du Commerce international, Maninder Sidhu, lors d'une rencontre en tête-à-tête.

Maninder Sidhu.

Le ministre fédéral du Commerce international, Maninder Sidhu

Photo : La Presse canadienne / Evan Mitsui

Devant les journalistes, le représentant américain a été questionné à savoir si les États-Unis menaient des discussions techniques avec les constructeurs automobiles américains au sujet de l’imposition possible d’un droit de douane de 50 % sur le secteur automobile canadien, à compter du 1er janvier.

Il a répondu que la politique commerciale américaine était axée sur la relocalisation de la production.

Interrogé sur le fait que le Canada et d’autres pays profitent de la réunion des ministres du Commerce du G20 pour discuter d’autres accords commerciaux, M. Greer a soutenu que ces États ne pouvaient pas remplacer les États-Unis.

Quand on entend dire que le Canada et l’Union européenne pourraient, d’une manière ou d’une autre, trouver davantage de demande sur leurs marchés intérieurs, je tiens à préciser qu’il s’agit de territoires à très faible croissance. Et une faible croissance plus une faible croissance, ça reste une faible croissance, a-t-il lancé.

Nous n’avons donc absolument rien contre le fait que des pays tentent de trouver d’autres acheteurs pour écouler leur surplus de production. Ça ne nous dérange pas. Nous essayons en fait d’augmenter notre production nationale.

Des tarifs qui sont là pour rester

Évoquant les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis sur Bloomberg jeudi matin, M. Greer a déclaré que l’administration du président américain, Donald Trump, était disposée à conclure un accord avec le Canada, mais qu’elle n’était pas encline à aller jusqu’à la suppression totale des droits de douane.

M. Greer a ajouté que la question restait de savoir si le Canada était prêt à dire oui à certains de ces points.

Il a ajouté que son principal interlocuteur dans les négociations commerciales était le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc.

Deux hommes en complet s'adressent aux journalistes.

Le ministre fédéral responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, et le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, s'adressent aux journalistes à Washington, le 19 août 2026.

Photo : La Presse canadienne / Kelly Geraldine Malone

Le représentant américain au Commerce a, par ailleurs, critiqué ses homologues du G20 pour leur incapacité à parvenir à une déclaration consensuelle lors de la réunion sur le recours au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement.

Croyez-le ou non, certains pays du G20 ne souhaitent pas s’engager à interdire l’importation de marchandises fabriquées par le recours au travail forcé, a-t-il déploré.

Les États-Unis ont imposé, plus tôt cette année, des droits de douane de 10 % à 60 économies, dont le Canada et l’Union européenne, après avoir estimé qu’elles n’avaient pas pris les mesures adéquates pour éliminer le travail forcé de leurs chaînes d’approvisionnement.

Les priorités d'Ottawa

Maninder Sidhu devait tenir jeudi des entretiens officiels en tête-à-tête avec ses homologues de l’Union européenne (UE), de l’Inde et du Brésil.

À la veille du sommet, M. Sidhu avait indiqué que les principales priorités du Canada pour cette réunion consistaient à faire avancer un accord sur le commerce numérique avec l’UE, à faire progresser les négociations avec le bloc commercial sud-américain du Mercosur et à travailler sur un accord de partenariat économique avec l’Inde.

Mercredi, M. Sidhu a rencontré ses homologues français, australien et turc.

La réunion de Milwaukee se tient en amont du sommet annuel du G20 prévu à Miami les 14 et 15 décembre.

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