La Belgique a tremblé : plus de 300 signalements après le séisme de magnitude 1,9 qui a touché le pays mercredi soir


On la croit immobile, mais la Terre est en réalité une planète en mouvement permanent. Des mouvements très lents se produisent dans ses profondeurs et entraînent le déplacement des grandes plaques rigides qui constituent sa surface. C’est ce que l’on appelle la tectonique des plaques.
Ces plaques peuvent s’écarter, notamment au niveau des grandes dorsales océaniques, se rapprocher jusqu’à ce que l’une passe sous une autre ou que deux continents entrent en collision, ou encore coulisser latéralement. C’est notamment ce dernier phénomène que l’on retrouve le long de la célèbre faille de San Andreas, en Californie.
Une énergie qui s’accumule avant d’être brutalement libérée
Mais ces mouvements ne se produisent pas sans résistance. Dans les zones de contact, les roches s’opposent au déplacement à cause des frottements. Elles se déforment progressivement et accumulent de l’énergie, un peu comme un ressort que l’on comprime.
Jusqu’au moment où elles ne peuvent plus résister.

Lorsque leur seuil de résistance est dépassé, les roches cèdent brutalement. Les plaques peuvent alors glisser l’une contre l’autre de part et d’autre d’une faille. L’énergie accumulée parfois pendant une longue période est libérée en quelques secondes, notamment sous forme de vibrations : les ondes sismiques.
Celles-ci se propagent jusqu’à la surface. C’est à ce moment que la Terre tremble.
Après le séisme, la zone de contact se bloque à nouveau et l’accumulation d’énergie reprend. Un nouveau cycle commence.
Pourquoi certaines régions sont-elles plus touchées ?
Les séismes surviennent principalement sur des failles, des zones de moindre résistance mécanique. La majorité de l’activité sismique mondiale se concentre ainsi aux frontières des grandes plaques tectoniques.
C’est notamment le cas autour de l’océan Pacifique, avec les grands séismes observés en Amérique du Sud, en Alaska ou au Japon, mais aussi autour de l’océan Indien, notamment en Indonésie et dans l’Himalaya.
Des tremblements de terre peuvent toutefois se produire loin de ces frontières. Les plaques étant capables de transmettre les forces sur de grandes distances, des séismes sont également observés au cœur des continents, notamment en Australie, aux États-Unis ou en France métropolitaine.
L’activité humaine peut aussi provoquer des séismes
La tectonique des plaques n’est pas la seule cause possible. La fonte des glaciers, l’érosion ou encore des épisodes de pluies exceptionnelles peuvent modifier les forces qui s’exercent sur la croûte terrestre et favoriser certains séismes.

Les activités humaines peuvent également générer une sismicité dite « induite ». L’exploitation ou le stockage en profondeur de ressources comme le gaz ou l’eau peuvent modifier les forces présentes dans la croûte terrestre. La mise en eau de barrages peut elle aussi déclencher des séismes.
Des phénomènes de ce type ont notamment été observés à Bâle, en Suisse, à Groningen, aux Pays-Bas, ou encore en Oklahoma, aux États-Unis.
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