PSPP réclame une majorité pour pouvoir «tenir ses promesses»
Pour qu’il puisse « tenir chacune de [ses] promesses », le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, réclame une majorité parlementaire aux Québécois. Cela, dans le contexte où il refuse d’accorder sa confiance au premier ministre canadien, Mark Carney.
« J’aimerais pouvoir démontrer qu’en politique, on peut prendre des promesses réfléchies et ensuite, toutes les tenir. […] Un gouvernement majoritaire permet cela. Pour ça, il faut que le Parti québécois rassemble et convainque des indécis de joindre à l’équipe du changement », a-t-il lancé jeudi, de passage sur une ferme à Manseau, dans le Centre-du-Québec.
Les plus récentes projections de sièges du site Qc125 prédisent un gouvernement minoritaire au PQ, qui ferait élire 54 députés, à dix sièges d’une majorité.
« PSPP » a dit regretter d’avoir utilisé l’expression « coudées franches » pour décrire la plus grande capacité d’action d’un gouvernement majoritaire. « Moi, je me fixe l’objectif de monter, d’augmenter en allant chercher des indécis qui disent, c’est vrai que, cette gang-là, cette équipe-là, ils sont intelligents, ils sont préparés, et je pense qu’ils vont faire mieux que la CAQ », a-t-il résumé.
Être « à la table » avec Carney, pas « au menu »
En plein conflit commercial avec les États-Unis, le chef du PQ a refusé d’accorder sa confiance au premier ministre canadien, Mark Carney.
« Le Québec ne sera jamais si bien servi que par lui-même. Et quand Mark Carney nous dit : “si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu”, on devrait peut-être l’écouter. Là-dessus, je lui fais confiance. Et c’est pour ça que j’exigerais qu’on soit à la table et non pas au menu, à attendre que le téléphone sonne, peut-être », a-t-il lancé.
Sous un gouvernement péquiste, le Québec ne réclamerait pas nécessairement d’être « à la table » face au président américain. Le chef du PQ a plutôt déclaré qu’il augmenterait les représentations à l’étranger. « On a déjà annoncé que la diplomatie québécoise aux États-Unis va être bonifiée et notre présence va être augmentée, à l’image de ce que l’Alberta, l’Ontario et l’Île-du-Prince-Édouard ont fait », a dit M. St-Pierre Plamondon.
Pour rappel, le Québec possède, à l’heure actuelle, une délégation générale à New York et des délégations à Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, Seattle et Washington. L’Ontario a notamment des représentations à New York et Washington. L’Alberta a des bureaux à Chicago, Dallas, Seattle, Washington et Minneapolis.
Rien à cacher
Le chef du PQ promet aussi, s’il prend le pouvoir, d’augmenter la collaboration avec les autres provinces, « de sorte que le fédéral entende les intérêts économiques des provinces ».
« Et là-dessus, il y a plusieurs choses qu’on peut faire, qui vont être une amélioration par rapport à l’attentisme de la CAQ, qui se plaignait il n’y a pas plus tard que trois semaines que le fédéral ne consultait pas le Québec et n’informait même pas le Québec de ce qui se passait aux tables de négociations », a-t-il lancé.
Par ailleurs, M. St-Pierre Plamondon s’en est pris à sa rivale caquiste, Christine Fréchette, qui refuse de dire si elle est toujours souverainiste. « Évidemment, elle est libre de ses réponses, mais ce sera aux Québécoises et aux Québécois de faire une évaluation de sa transparence. Et moi, au Parti québécois, je ne cache pas mon bilan », a-t-il affirmé. « Je ne cache pas que je suis indépendantiste et je ne cache pas le nom de mon parti sur mes pancartes. »
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