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Thursday, September 10, 2026

Milliard favorable au TGV; PSPP ne veut pas d’un train «pour aller plus vite à Toronto»

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Favorable au « concept » d’un TGV entre Québec et Toronto, Charles Milliard demande à la société Alto d’« aiguiser ses crayons » pour calmer la grogne suscitée par son train à grande vitesse. Le chef libéral refuse cependant de préciser s’il se rangerait dans le camp des opposants si le promoteur échouait à rallier les sceptiques.

L’arrivée d’un train à grande vitesse au Québec « devrait être une bonne nouvelle », mais « plein de gens ne se sentent pas invités à la fête », a imagé le leader du camp libéral, jeudi, à la sortie d’une rencontre avec l’Union des producteurs agricoles (UPA).

À l’intérieur de la salle, Yves Laurencelle, président régional de l’UPA dans la Capitale-Nationale-Côte-Nord, a fustigé le train envisagé. « Ça va scinder en deux les plus belles terres agricoles de la vallée du Saint-Laurent, a déploré l’agriculteur. C’est une catastrophe pour l’agriculture, ce qui s’en vient. »

Si « le milieu agricole n’a pas embarqué dans la danse », c’est en raison du manque d’informations divulguées par Alto, croit Charles Milliard. « Il y a du travail à faire pour donner accès à davantage de données, a indiqué Charles Milliard. Il y a des modifications de parcours qui sont à considérer. »

La société Alto n’a pas encore déposé son plan d’affaires où doivent figurer des estimations plus précises de l’achalandage et du coût, présentement évalué entre 60 et 90 milliards de dollars. Même en l’absence de ces informations, le chef libéral « n’a pas louvoyé » devant l’UPA et a affiché sa position « favorable » à l’égard d’« un outil de développement économique important » à ses yeux.

« C’est un projet qui divise. Moi, je veux être premier ministre du Québec, je veux être le développeur économique en chef du Québec, a souligné le chef libéral. Je propose qu’on ait accès à plus de données, qu’on voit comment le promoteur peut répondre au maximum d’inquiétudes et après il y aura des décisions qui se prendront et les gens sont élus pour ça. »

Le leader libéral n’a pas voulu dire si son appui au TGV vacillerait si Alto échoue à rallier les sceptiques. « Je ne ferai pas de politique-fiction, a indiqué Charles Milliard, sur un pitch qui n’a pas eu lieu ».

Un silence « honteux » de Fréchette

Le chef libéral a aussi déploré le silence « honteux » de Christine Fréchette à l’égard de sa position éventuelle lors d’un référendum sur la souveraineté du Québec.

« Ma position personnelle n’a pas d’importance, avait indiqué la cheffe de la CAQ en matinée. Moi, je suis dans la position où ce n’est pas le moment de démarrer ça. »

« Ça n’a pas de bon sens, a critiqué le chef libéral. Je pense que sur une question aussi centrale… on veut diriger le Québec : est-ce qu’on peut se prononcer sur l’avenir du Québec ? Moi, je trouve ça honteux. »

Son silence, à son avis, ajoute « une bonne couche de la confiture “confusion” » et signale qu’elle voterait en faveur de la souveraineté.

« Sur le bulletin de vote de l’éventuel référendum, il n’a pas louvoiement ou « je ne sais pas » ou « je préfère ne pas répondre. C’est oui ou c’est non, a poursuivi M. Milliard. En ne répondant pas, vous savez que c’est parce qu’elle voterait davantage oui ».

Le chef libéral a aussi répété qu’il n’avait « rien à changer » à la loi 21 sur la laïcité et qu’il attendrait le jugement de la Cour suprême sur sa validité constitutionnelle avant de se prononcer davantage sur la question. M. Milliard en a profité pour décocher quelques flèches à l’encontre du gouvernement sortant et du « karaoké politique » qu’il a fait sur « toutes les questions identitaires. »

« Je pense que le gouvernement de la CAQ a beurré épais sur ce dossier-là, mais je n’ai pas l’intention de faire de changement à ce stade-ci, a indiqué le chef libéral. La CAQ a joué la carte de l’identité à profusion jusqu’à user les coins de toutes les cartes […] et moi, je n’ai pas d’autres changements à apporter à ce stade-ci. »

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